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L’Internet spatial de Starlink testé dans des foyers ruraux au Nouveau-Brunswick

Un homme installé à son bureau à la maison devant un écran d'ordinateur qui affiche 150 Mbps.

Greg Rekounas teste les vitesses de téléchargement en amont et en aval de Starlink.

Photo : Courtoisie de Greg Rekounas

CBC News

Le service Internet par satellite du milliardaire Elon Musk est maintenant en activité dans certains foyers du Nouveau-Brunswick. Starlink a demandé à des personnes en zones rurales au Canada et au nord des États-Unis de tester son réseau avant son lancement complet, prévu au milieu de l'année 2021.

Greg Rekounas, de la péninsule de Kingston, est l'une des personnes qui se sont engagées pour aider à tester le service.

Ce dernier, qui travaille à domicile pour une société informatique, doit être connecté à tout moment pour son travail. Après à peine une semaine d'utilisation de Starlink, il est stupéfait par l'amélioration de sa liaison DSL, qui l'avait auparavant parfois forcé à fermer sa caméra lors de vidéoconférences professionnelles.

Cela change tout! [...] Pour moi, c'était presque au point où j'envisageais de déménager. Et maintenant, cette pensée m'est sortie de la tête.

Greg Rekounas

Un service mondial

Depuis mai 2019, Elon Musk utilise SpaceX, sa société spatiale, pour déployer des satellites en orbite basse dans l'espace. Les lancements bimensuels ont jusqu'à présent permis de placer 955 satellites à environ 550 km au-dessus de la planète. L'objectif est d'en avoir 12 000 en orbite d'ici 2024 pour donner accès au monde entier à un service Internet à haut débit.

M. Rekouna croit que ce service sera assurément le bienvenu dans les régions rurales du Nouveau-Brunswick.

[Le service] permet de faire de la vidéoconférence, de télécharger, de diffuser en continu. Il me permet aussi de rester connecté presque 100 % du temps, ajoute-t-il.

À quel prix?

Les coûts initiaux, cependant, pourraient être un obstacle pour plusieurs. Rekounas a payé 820 $ de matériel pour faire fonctionner le système Starlink, soit une antenne parabolique de réception, un modem et une centaine de mètres de câble. Ces dépenses n’incluent pas les frais d'abonnement, qui s’élèvent à 130 $ mensuellement.

SpaceX n'a pas répondu jeudi à une demande d’entretien de la CBC.

Elon Musk devrait faire face à une rude concurrence de la part du propriétaire d'Amazon, Jeff Bezos, qui possède également sa propre société de fusées, Blue Origin. L’entreprise planche sur un service Internet par satellite alternatif de quelque 3200 engins spatiaux en orbite basse.

Une société canadienne, Telesat, prévoit également pénétrer le marché de l'Internet en orbite basse avec 298 satellites.

Ces milliers de nouveaux objets déployés dans l’espace soulèvent des questions quant aux effets sur la science de l'astronomie.

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