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De moins en moins de rôles pour les actrices dès qu’elles dépassent 30 ans

Isabelle Huppert porte une veste noire et une chemise blanche.

Les actrices d'âge mûr à être souvent à l'affiche de films, comme Isabelle Huppert, qui a 67 ans, ne sont pas nombreuses dans le milieu du cinéma français.

Photo : getty images for rff / Stefania M. D'Alessandro

Radio-Canada

Si entre 25 et 29 ans, les actrices françaises sont plus nombreuses que leurs collègues masculins du même âge à fréquenter les plateaux de tournage, la situation s’inverse dès qu’elles passent le cap de la trentaine, selon les chiffres rendus publics jeudi par le Centre national de la cinématographie et de l'image animée (CNC).

Dans la catégorie des 25-29 ans, la proportion des femmes parmi les personnes jouant dans des longs métrages atteint 51,4 %, contre 48,6 % pour les hommes.

La part des femmes descend à 42,5 % chez les 30-39 ans, puis à 34,6 % chez les quadragénaires et à 31,1 % chez les quinquagénaires. Elle remonte à 35,7 % dans la catégorie des acteurs et actrices de plus de 60 ans.

En moyenne, les femmes ne représentent donc qu’environ un tiers des interprètes ayant plus de 40 ans.

Pour parvenir à ces résultats, le CNC a analysé 1400 longs métrages sortis en 2009 et 2018.

Moins nombreuses et moins bien payées

En plus de moins tourner, les actrices voient l’écart entre leur rémunération et celle des acteurs se creuser avec l’âge.

Jusqu’à 50 ans, cet écart est de moins de 10 %, mais à partir de 50 ans, il s’accentue. Les femmes voient leur rémunération baisser de 7 % alors que celle des hommes progresse de 12,4 %.

Quelques progrès derrière la caméra

Les réalisatrices sont plus mal loties que les actrices, car elles sont, en moyenne, payées 37 % de moins que les réalisateurs.

Et si le nombre de films tournés par des femmes a augmenté de 50 % entre 2010 et 2019, elle n’ont signé ou cosigné que le quart des longs métrages sortis l’an dernier. Et leurs productions ont bénéficié d’un budget de 40 % inférieur à celui des films réalisés par des hommes.

Bonne nouvelle : la part des premiers films réalisés ou coréalisés par des femmes est passée de 27 % à 40 % entre 2010 et 2019.

Cela indique que l'on voit sans doute émerger une nouvelle génération de réalisatrices, estime le directeur des études du CNC, Benoît Danard.

Avec les informations de Agence France-Presse

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