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COVID-19 : les musées du monde entier assoiffés de revenus

Un homme est assis seul devant un tableau.

Un homme est seul pour admirer une œuvre de Claude Monet lors de la réouverture du MoMa à New York.

Photo : afp via getty images / TIMOTHY A. CLARY

Radio-Canada

Confrontés à une crise sans précédent, les musées du monde entier peinent à survivre. L’affluence anémique due aux mesures visant à freiner la propagation de la COVID-19 force plusieurs établissements à sabrer dans leurs dépenses et dans leur personnel, et à envisager de nouvelles sources de revenus.

Les chiffres ne mentent pas. Selon les pays, de 6 à 30 % des musées devront fermer définitivement leurs portes, et 30 % supplémentaires s’attendent à perdre la moitié de leurs revenus, surtout en Asie et en Afrique, affirme Peter Keller, directeur du Conseil international des musées (ICOM), cité par le quotidien français Le Monde.

Le retrait d'inventaire : quand les musées vendent leurs œuvres

Les musées s’efforcent de trouver des solutions pour survivre à la tempête; des idées parfois drastiques, comme aux États-Unis où des établissements comme le Brooklyn Museum se sont mis à vendre des œuvres de leur collection afin de pouvoir continuer à assumer les coûts de maintenance et de logistique des collections. Cette tendance est appelée le retrait d'inventaire (deaccessioning).

Ainsi, en octobre dernier, l’établissement de New York a pu remplir ses coffres d’environ 4,7 millions de dollars en vendant 12 tableaux de sa collection aux enchères.

Cours en ligne et produits dérivés

Parmi les autres idées préconisées, l’entrepreneur et mécène français Frédéric Jousset cite dans les pages du Monde l’exemple du Museum of Modern Art (MoMA), un autre musée de New York. Ce dernier offre des cours en ligne gratuits, mais les étudiantes et étudiants doivent ensuite payer pour faire valider leur diplôme.

M. Jousset suggère aussi aux musées de mettre en valeur leur image de marque, en développant des produits dérivés pour la vente, un peu comme dans le milieu du cinéma.

Pour l’après-pandémie, il suggère une autre option, qui risque toutefois d’éloigner une partie de la clientèle : moduler le prix des billets en fonction par exemple du taux d’achalandage ou du jour de la semaine, ou encore selon l’origine des gens, en augmentant le prix pour les touristes de l’étranger.

Rentabiliser le virtuel

Dans tous les cas, Internet demeure essentiel pour la poursuite des activités des musées, qui peuvent y présenter des expositions virtuelles, mais le plus gros problème demeure la rentabilité de ce médium.

Comme le rapporte Le Monde, la plupart des programmes présentés sont financés par les établissements à fonds perdu, et les musées ne disposent pas tous des mêmes ressources.

Avec les informations de Le Monde

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