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La pandémie entraîne des effets positifs pour les Cuisines gaspésiennes et Pol-O-Bic

Employés devant une chaîne de production.

Même avant la pandémie, les employés des Cuisines Gaspésiennes portaient déjà un équipement respectant des règles sanitaires strictes (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Deschenes

La COVID-19 n’a pas que des impacts négatifs dans l'Est. La pandémie a eu pour effet de gonfler les ventes d'entreprises de transformation alimentaire comme les Cuisines gaspésiennes de Matane et Pol-O-Bic, à Rimouski.

Aux Cuisines gaspésiennes de Matane, les ventes ont augmenté de 20 %, selon son président, Enrico Carpinteri. À tel point que l’entreprise a dû réinvestir dans l'automatisation pour pallier le manque de main-d’œuvre et suffire à la demande.

Ailleurs au Bas-Saint-Laurent, l’entreprise Pol-O-Bic a aussi connu un rebond de 25 % dans ses ventes, à la faveur des changements dans le mode de vie des consommateurs.

Plus de déjeuners à la maison

Les ventes ont commencé à augmenter avec la fermeture des restaurants au printemps, explique le président des Cuisines gaspésiennes, Enrico Carpinteri. Avec le confinement et le télétravail, les gens déjeunent plus et cuisinent plus à la maison aussi.

Pour preuve : les produits les plus en demande sont les cretons. Les produits emballés comme le jambon sont aussi recherchés. Tout ce qu’on est capable de produire sort à mesure, mentionne-t-il.

Des « machines », faute d'humains

L’entreprise matanaise a obtenu un prêt de 750 000 $ d’Investissement Québec pour l’acquisition d’une chaîne d’emballage automatisée et contrer la pénurie de main-d’oeuvre.

Un moulin à viande et de la viande dans un bac en acier inoxydable.

La pandémie a eu pour effet de gonfler les ventes de 20 % aux Cuisines gaspésiennes de Matane (archives).

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

La moitié de la somme provient des fonds propres d’Investissement Québec et l’autre, du Fonds du développement économique géré par Investissement Québec pour le gouvernement du Québec.

Il y a quelques années, l'entreprise avait annoncé des investissements majeurs, mais qui ne couvraient pas tous les équipements, selon le président. Des départements n’étaient pas en mesure de fournir à la demande.

Toutefois, cette innovation ne comble pas tous les besoins. En raison des mesures sanitaires liées à la COVID-19, beaucoup de travailleurs doivent s’absenter dès qu'ils ressentent des symptômes, constate le patron.

L’entreprise, qui embauche 140 personnes, a besoin d’une trentaine d’employés supplémentaires. La pénurie de main-d’œuvre était déjà bien réelle avant la pandémie, alors c'est encore plus difficile de trouver du monde, souligne M. Carpinteri.

Entrepôt avec des boîtes sur les tablettes.

Entrepôt des Cuisines gaspésiennes (archives)

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Selon lui, les entrepreneurs de la région gagneraient à se concerter pour trouver des stratégies d'échange de main-d'œuvre, selon les périodes d'activité plus ou moins intenses. La recherche de travailleurs étrangers fait aussi partie des démarches pour combler le manque de personnel.

Proactif en prévision de la pandémie

Enrico Carpinteri dit avoir été proactif en prévision de la pandémie qui menaçait en février.

On a des confrères qui connaissent la situation en Chine et on a mis en place des mesures avant que le Québec soit frappé de plein fouet par la pandémie, dit-il.

Les postes de travail et la salle de pause ont été adaptés. On a quand même 70 employés par quart de travail, précise le Matanais. Il faut dire que les normes sanitaires sont déjà très élevées. Le port de couvre-tout et de sarraus fait déjà partie de nos pratiques, entre autres.

Les affaires sont bonnes aussi pour Pol-O-Bic

Une salade de légumineuses dans un contenant aux couleurs de l'entreprise.

L'entreprise Pol-O-Bic fabrique notamment des cretons, mais aussi du prêt-à-manger.

Photo : page Facebook de l'entreprise

Du côté de l’entreprise Pol-O-Bic de Rimouski, les affaires vont aussi bien, pour les mêmes raisons. L’adaptation des espaces de travail a été plus compliquée au départ et ç’a été très dur pour le chiffre d’affaires au printemps, mais avec le déconfinement et le tourisme, ç’a été très bon, même meilleur qu’en 2019 à la même période, indique le président de l'entreprise, Claude Rioux.

Jusqu'ici, l’entreprise n’a pas été affectée par le manque de main-d'œuvre. On a été chanceux parce qu’on avait automatisé certains processus juste avant la pandémie, explique Claude Rioux. On fait aussi appel à des travailleurs étrangers.

Toutefois, la situation pourrait changer en 2021. En janvier, on va commencer le recrutement pour l’été. On s’attend à une augmentation du chiffre d'affaires et on sent que ça va être difficile, anticipe-t-il.

Il espère le retour des étudiants à l'emploi en 2021.

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