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De plus en plus de familles de Toronto ont recours aux banques alimentaires

Des denrées alimentaires.

De plus en plus de familles de Toronto ont recours aux banques alimentaires. Des associations communautaires se sont aussi mobilisées pour rejoindre le plus de familles possible.

Photo : Fournie par Henry Chiu

De plus en plus de familles ont besoin de l'aide d'une banque alimentaire. C'est ce que confirment les organismes sondés par Radio-Canada qui gèrent de telles banques.

Par exemple, la moitié du réseau de banques alimentaires North York Harvest a dû fermer ses portes, mais la demande, elle, n'a pas cessé d'augmenter.

Chaque semaine, nous servons 1500 à 2500 ménages par semaine, ce qui représente 4500 à 7500 personnes, selon Henry Chiu, responsable du développement communautaire de North York Harvest Food Bank.

Dans l'ensemble à Toronto, on remarque une augmentation de 51 % du nombre de clients depuis la pandémie. C'est beaucoup plus haut qu'avant la pandémie, note M. Chiu.

Jusqu'à présent, nous gérons. Pas facile, mais on gère.

Henry Chiu, responsable du développement communautaire

Les employés et quelques bénévoles travaillent donc plus d'heures, mais cela ne comble toujours pas le besoin de main d'œuvre au niveau de l'entreposage et de la distribution.

M. Chiu affirme voir une tendance qui apparaît en filigrane chez les gens qui utilisent son service.

On voit des gens qui n’ont pas besoin, en temps normal, de cette aide, mais la pandémie a provoqué ce besoin alimentaire.

Henry Chiu

Si vous regardez la carte du nombre de cas de COVID-19 par quartier et que vous analysez les quartiers les plus pauvres de Toronto, vous verrez un chevauchement avec [nos banques alimentaires], souligne M. Chiu.

Paula Garcia, de l'organisme de bienfaisance Yonge Street Mission, au centre-ville de Toronto, fait le même constat.

Nous avons constaté une augmentation de 300 %. Avant la pandémie, nous servions 600 membres de la communauté, à présent, nous en servons plus de 2000 par semaine.

Paula Garcia, directrice adjointe au développement communautaire

Mme Garcia explique que son organisme a dû s'adapter et retourner aux paniers alimentaires prêts à emporter plutôt que de faire venir les membres de la communauté pour choisir leurs aliments, afin d’augmenter la sécurité et de réduire le contact.

Elle ajoute aussi que la majorité de leurs clients prévoient utiliser les banques alimentaires pour les trois prochains mois.

Une femme tient une boîte de carton remplie de denrées.

Carole Gballou participe à la distribution des denrées depuis le début de l'initiative communautaire.

Photo : Fournie par Carole Gballou

L’Association de la communauté ivoirienne de la région de Toronto (ACIRT) a commencé à offrir des paniers aux familles dans le besoin dès l'ouverture de son nouveau bureau cet été.

Sa présidente, Carole Gballou, constate également une augmentation du nombre de familles qui ont besoin de cette aide depuis le début de la crise.

Je ne cache pas que ça devient de plus en plus difficile.

Carole Gballou, présidente de l'ACIRT

Deux fois plus de familles requièrent l'aide alimentaire de l'association. Elle raconte que certains parents de ces familles ont perdu leur emploi.

Depuis le mois d'août, on a servi 24 familles avec des paniers d'une valeur de 150 dollars, dit-elle. Chaque panier comprend du pain, de la viande, du poulet, des boîtes de conserve, des légumes et des pommes de terre, précise Mme Gballou. La présidente note aussi que certaines de ces familles ont entre trois et huit membres.

Depuis le confinement, moins de bénévoles sont disponibles pour assurer la distribution, ce qui ralentit le processus.

Des bénévoles en train de répartir des denrées dans des boîtes.

L'Association de la communauté ivoirienne de la région de Toronto distribue des denrées une fois par semaine.

Photo : Fournie par Carole Gballou

La demande est devenue tellement forte qu'on ne peut plus assurer la distribution. On invite les familles à venir chercher leurs denrées. Elle ajoute que l'association considère l'idée de louer un véhicule pour aller distribuer les denrées aux familles qui ne peuvent pas se déplacer.

Mme Gballou lance un appel à tous les ordres de gouvernement. Selon elle, les associations communautaires sont primordiales pour rejoindre ces familles qui ne savent pas nécessairement où et comment aller chercher de l'aide.

L'ACIRT ne sert pas seulement ses membres. Elle s'est alliée avec la communauté congolaise et burkinabé, entre autres, pour que son initiative profite à un maximum de familles.

Pour répondre à la demande, les banques alimentaires misent sur les denrées non périssables et les dons en argent.

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