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Un Vendredi fou sous le signe de l'achat local et de la sécurité

De nombreuses personnes entassées dans une file en attendant l'ouverture des boutiques.

Les gens se sont entassés dans une longue file d’attente sur la rue Sainte-Catherine à Montréal. La distanciation entre chaque individu était d’environ 2 pieds et non de 6.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Dans un contexte de pandémie, le Vendredi fou de cette année a un goût particulier. Le lancement officiel du magasinage du temps des Fêtes, cette tradition importée des États-Unis et qui consiste à offrir des rabais importants sur beaucoup de biens de consommation, est aux yeux des promoteurs de produits locaux une occasion de mettre en avant une économie de proximité.

Loin de la frénésie habituelle, portant des masques et observant une distanciation physique de 2 pieds et non de 6 entre chaque individu, de jeunes chasseurs d’aubaines n’ont pas manqué de passer plusieurs heures en file d’attente devant des magasins au centre-ville de Montréal. Certains d’entre eux ont carrément passé la nuit sur le trottoir.

À Québec, on était loin de l'engouement des grands jours ce matin.

En entrevue à RDI matin, le directeur général de la Société de développement commercial Montréal centre-ville dit s’attendre à moins de monde que d’habitude. Les décors de Noël sont installés, l’ambiance féérique des temps des Fêtes a pris ses quartiers au centre-ville. Donc, on s’attend, dit-il, à avoir des personnes qui viennent déambuler et profiter des aubaines de façon sécuritaire.

Durant cette période, les magasins ferment plus tard, jusqu’à 22 h pendant la semaine, et jusqu’à 21 h en fin de semaine, afin de permettre aux clients qui auront fait leurs achats en ligne de récupérer leur marchandise d’une façon sécuritaire avec moins de monde dans les commerces.

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Un vendredi local, ce n’est pas si fou

Érik Giasson, le président de FlipNpik, qui s’est donné comme mission de dynamiser la visibilité des commerçants locaux, plaide pour une prise de conscience.

Ce qu’on propose en ce Vendredi fou, c’est "un vendredi local, ce n’est pas si fou". La consommation locale est importante. Et c’est encore plus important en période de pandémie.

Érik Giasson, président de FlipNpik

Ça va être encore plus difficile cette année, explique M. Giasson, d’où l’importance de supporter notre consommation locale pour le bien de la société.

Pour Érik Giasson, on peut être tenté et économiser 50 $ en achetant en ligne d’une bannière étrangère, mais il y a peut-être un coût à ça.

Si on ne consomme pas chez des commerçants locaux, qui sont dans notre écosystème, qui payent des taxes, qui supportent le système de santé et de l’éducation, il y a un prix à ces économies.

Érik Giasson, président de FlipNpik
Un client se nettoie les mains en entrant dans un magasin.

Le premier client du magasin Best Buy ce matin au centre-ville de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Acheter en toute sécurité

Dans un contexte de pandémie qui a bouleversé les habitudes d'achat des consommateurs, la sécurité personnelle rejoint le rapport qualité-prix et la facilité d'achat parmi les priorités, indique un rapport de KPMG au Canada

Aux questions habituelles du consommateur, telles que : est-ce pratique, bon marché ou branché?, on se pose désormais la question : est-ce sécuritaire?, révèle le rapport intitulé S'adapter au consommateur canadien.

Quelque 80 % des consommateurs considèrent la question de la sécurité personnelle quelque peu ou bien plus importante quand il est question de magasinage.

Le document indique aussi que 66 % des Canadiens ont fait plus d'achats en ligne depuis le début de la pandémie.

Et même si cette tendance n’est pas très importante pour les supermarchés, épiceries et pharmacies qui s’en sortent mieux, ces commerces ont enregistré une diminution des visites en magasin de 9 %.

Ce n'est que lorsque la pandémie sera maîtrisée et que les consommateurs se sentiront de nouveau en sécurité que les ventes en magasin physique remonteront à des sommets historiques.

Kostya Polyakov, associé et leader national, Marchés de consommation et commerce de détail, KPMG au Canada

Selon le rapport, les Canadiens pourraient réduire de 34 % leurs dépenses en articles non alimentaires au cours des 12 prochains mois, ce qui laisse présager une diminution des profits.

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Vendredi fou : entrevue avec Benoit Duguay

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