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Finances de la Saskatchewan à la mi-année : un déficit revu à la baisse

Une vue aérienne du Palais législatif de Regina en automne.

La province maintient son objectif de revenir à l’équilibre budgétaire au cours de l’année financière 2024-2025 (archives).

Photo : Radio-Canada / Trent Peppler

Vincent H. Turgeon

La Saskatchewan fera face à un déficit de 2 milliards $ pour l’année en cours, soit environ 382 millions de moins que prévu dans le budget.

Selon le gouvernement de la Saskatchewan, qui a dévoilé son rapport financier de mi-année vendredi, la province engendrera des revenus de 14,2 milliards $, soit 504 millions $ de plus que prévu au moment de la présentation du budget en juin dernier.

Cette hausse serait en grande partie due à des transferts fédéraux plus importants, aux sociétés d’État ainsi qu’au secteur des ressources non renouvelables.

Le gouvernement provincial prévoit aussi des dépenses s’élevant à 16,2 milliards $, soit 122 millions $ de plus que ce que l’on retrouve dans le budget. Cette hausse des dépenses serait principalement due à l’aide financière injectée dans le milieu de la santé et de l’éducation, aux municipalités ainsi que dans le secteur touristique.

La ministre des Finances, Donna Harpauer, admet que les prévisions publiées aujourd’hui pourraient être modifiées en cas de second confinement. Malgré tout, la province maintient son objectif de revenir à l’équilibre budgétaire au cours de l’année financière 2024-2025.

La reprise économique est plus forte que prévu, mais nous ne savons pas ce que les prochains mois nous réservent.

Donna Harpauer, ministre des Finances de la Saskatchewan

Le gouvernement provincial souligne que ce rapport de mi-année inclut les engagements pris lors de la campagne électorale ainsi qu’un fonds d’urgence de 260 millions $ en cas de complications en lien avec la pandémie d’ici la fin de l’exercice financier.

Le gouvernement prévoit que le PIB de la province diminuera de 5 % pour l’année 2020. Lors de la présentation du budget, cette baisse était estimée à 6,3 %.

Toutefois, le gouvernement a dû revoir à la baisse ses projections du PIB pour 2021. Celui-ci est maintenant estimé à 3,4 %, en diminution de 4,6 % en raison de la baisse de production et d’investissement dans le secteur pétrolier.

La dette publique de la province, quant à elle, atteindra, selon les estimations, 23,8 milliards $, une baisse de 541 millions $ par rapport à ce qui était prévu dans le budget annuel.

Selon la province, l’amélioration budgétaire qu’on observe cette année serait toutefois due en grande partie à des événements qui ne se répéteront pas les années suivantes, par exemple l’accord fédéral sur la relance sécuritaire et des indemnités d’assurance sur les récoltes plus basses que prévu.

Du côté de l’emploi, la province se retrouve avec l’un des taux de chômage les plus bas au pays, bien qu’il soit encore un peu plus élevé qu’avant la pandémie. Sans surprise, ce sont les milieux de la restauration et de l’hôtellerie qui ont le plus de mal à retrouver leur niveau pré-COVID-19. À l’inverse, les secteurs de la construction, de l’exportation et de la vente ont rapidement retrouvé un grand nombre d’emplois perdus.

Je m'ennuie des temps où je m'inquiétais seulement des demandes d'indemnités de l'assurance-récolte et des inondations potentielles, dit la ministre des Finances, qui admet qu’un tel exercice budgétaire en pleine pandémie a été un véritable défi pour elle. Il n'y a pas de modèle auquel on puisse comparer ce que l'on vit actuellement, on avance dans l'inconnu, conclut-elle.

Avec des informations de Grégory Wilson

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