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Pandémie, bilinguisme et écologie : l’AMBM annonce ses priorités

Devant un écran sur lequel est projeté le texte « AMBM, reconnaître les accomplissements, préparer l'avenir », s'avance un jeune homme tenant des cartes de vote rouge, pour les distribuer aux membres de la réunion qu'on ne voit pas.

En temps normal, comme ici en 2018, l'Association des municipalités bilingues du Manitoba tient son assemblée générale annuelle dans une salle. Cette année, la COVID-19 a forcé la migration de l'événement vers la plateforme Zoom.

Photo : Radio-Canada

L’Association des municipalités bilingues du Manitoba (AMBM) tenait jeudi son assemblée générale annuelle virtuellement. Parmi les grands projets de l’organisme, il y a la volonté d’augmenter les services essentiels en français dans les communautés du Manitoba ainsi qu’une relance économique verte.

2020 restera gravé dans nos mémoires à vie, c’est en ces mots que le président de l’AMBM, Ivan Normandeau, commence son discours d'ouverture de l’Assemblée générale annuelle de l’organisme.

Comme lors de l’assemblée générale annuelle de l’Association des municipalités du Manitoba trois jours plus tôt, Ivan Normandeau a souligné l’importance d’inclure les municipalités dans l’économie post-COVID-19.

Plus de services essentiels bilingues, une priorité constante

De son côté, le chef de la direction de l’AMBM, Justin Johnson, qualifie l’année 2019-2020 de haute en couleur.

En plus des effets de la pandémie, il est revenu sur le partenariat avec la Société de la Francophonie manitobaine visant à élaborer une stratégie pour la francophonie au Manitoba rural. Essentiellement, nous travaillons pour que nos minorités francophones aient accès à un maximum de services dans leur langue, peu importe où ils se trouvent au Manitoba, a-t-il expliqué.

Notre rapport de consultation démontre que les municipalités rurales éloignées ont été délaissées au fil du temps, il y a un immense rattrapage à faire.

Justin Johnson, chef de la direction, AMBM

Par ailleurs, l’AMBM a fait des démarches auprès du gouvernement provincial pour obtenir le statut officiel d’association municipale.

L’immigration au coeur de la vitalité des municipalités bilingues

Ivan Normandeau a rappelé qu’un projet de trois ans a été amorcé cette année pour que les municipalités bilingues du Manitoba jouent un rôle en termes d’immigration francophone.

Justin Johnson ajoute en ce sens que les membres de l’AMBM doivent préparer leurs collectivités à poser un regard positif, humain et bienveillant sur l’immigration.

Après avoir énuméré plusieurs atouts dont disposent les communautés bilingues pour accueillir de nouveaux arrivants, il met en lumière certains défis comme la disponibilité des logements ou encore l’accès aux services.

De son côté, le directeur général du Conseil de développement économique des municipalités bilingues (CDEM) du Manitoba, Louis Allain, a lui aussi présenté l’immigration comme une force de la francophonie manitobaine. Malgré la pandémie, il reste confiant sur les cibles que son organisme s’était fixées en termes d’immigration économique.

Après la pandémie, l’eldorado vert

Dans son plan de reprise économique pour les municipalités bilingues de la province, l’AMBM veut miser sur un plan favorisant les projets d’infrastructures autour des énergies renouvelables.

La pandémie a coûté cher, plus de dépenses et moins de revenus, et tous les paliers de gouvernement s’entendent pour une relance économique verte, a lancé Justin Johnson.

Au cœur de cette stratégie se trouve Éco-Ouest, un organisme à but non lucratif qui aide les gouvernements locaux à basculer vers une économie plus écoresponsable.

Néanmoins, l’organisme né en 2014 semble rencontrer des difficultés. Justin Johnson souligne que Éco-Ouest est encore en démarrage qui a la lourde tâche de se financer. Avec un déficit de 180 000 $, Justin Johnson parle d’un organisme sous respirateur artificiel.

Son directeur général, Dany Robidoux, détaille des opérations qui ont mal tourné et un roulement des ressources humaines sur les trois dernières années qui ont contribué à creuser son déficit.

Pour la prochaine année, Éco-Ouest a effectué plusieurs demandes de fonds pour tenter de se remettre à flot.

Et Justin Johnson aimerait revenir l’année prochaine et présenter la stabilité financière de cet organisme qu’il qualifie de bijou pour l’économie verte des villes canadiennes.

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