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Les vaccins antigrippaux retirés par cinq provinces sont sécuritaires, tranche Ottawa

Aucune relation de cause à effet n'a pu être établie entre les injections et les effets indésirables signalés.

Une aiguille remplie de liquide, tenue par une main gantée.

Le Flulaval Tetra est produit au Québec par la compagnie pharmaceutique GlaxoSmithKline.

Photo : iStock

Santé Canada n'a décelé aucun problème dans le lot numéro KX9F7 de Flulaval Tetra qu'ont mis de côté le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l'Ontario, le Manitoba et la Saskatchewan pour prévenir l’apparition d’« effets indésirables graves » chez les personnes vaccinées contre l'influenza.

Après avoir évalué toute l'information disponible sur le lot en question, le ministère a conclu qu’aucune relation de cause à effet ne pouvait être établie entre le vaccin et les effets indésirables neurologiques signalés, a fait savoir une porte-parole jeudi.

Rien n'a été laissé au hasard, a-t-elle souligné dans un courriel transmis à notre équipe en fin de journée.

Santé Canada a vérifié les résultats de tous les essais effectués en laboratoire pour ce lot et d’autres lots du même vaccin [en plus d'examiner] les déclarations d’effets indésirables liés au vaccin Flulaval Tetra reçues par les provinces et territoires [et] l’information fournie par le fabricant au sujet des risques connus.

Or, le ministère n'a pas découvert d'irrégularités. Il n'a pas constaté d'inquiétudes chez ses partenaires non plus. Par conséquent, aucune mesure réglementaire n'est requise, conclut Santé Canada au terme de son évaluation.

Le fabricant du Flulaval Tetra, la compagnie pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK), en serait arrivé au même constat. Selon ses enquêtes, aucun problème de qualité n’a été décelé dans les lots de ce vaccin, écrit Santé Canada. Malheureusement, personne chez GSK n'était disponible pour confirmer cette affirmation jeudi soir.

Une alarme déclenchée au N.-B.

L'utilisation du lot KX9F7 fait débat depuis deux semaines, alors que cinq provinces ont demandé à leurs partenaires de ne plus l'administrer, le temps de permettre à Santé Canada de mener son enquête.

Le 14 novembre dernier, c'est le Nouveau-Brunswick qui a ouvert le bal après avoir recensé trois cas de manifestations cliniques inhabituelles dans la semaine ayant suivi l'administration du vaccin.

Une personne a développé le syndrome de Guillain-Barré; une autre, la myélite transverse; et une dernière, une paralysie de Bell. Ces troubles neurologiques ont été qualifiés d'effets indésirables graves par le ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick.

Depuis, les provinces de l'Ontario, de la Nouvelle-Écosse, du Manitoba et de la Saskatchewan ont toutes demandé à leurs fournisseurs de soins de santé (hôpitaux, cliniques privées, pharmacies, etc.) de cesser préventivement l'utilisation des vaccins issus du lot KX9F7.

La devanture des bureaux de GSK.

Les bureaux québécois de GlaxoSmithKline sont établis à Laval.

Photo : Associated Press

Le Québec à part

On estime à 474 000 le nombre de doses potentiellement retirées, puisque l'Ontario en avait obtenu 170 000; la Nouvelle-Écosse, 120 000; le Nouveau-Brunswick, 85 000; le Manitoba, 64 000; et la Saskatchewan, 35 000.

Le Québec a également reçu 160 000 vaccins provenant du lot KX9F7, mais contrairement aux autres provinces, le gouvernement Legault n'a pas demandé à ses partenaires de cesser de l'administrer.

Les gouvernements de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, de l'Île-du-Prince-Édouard, du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut ont tous confirmé à Radio-Canada n'avoir reçu aucune dose de vaccin issue du lot KX9F7. Seul celui de Terre-Neuve-et-Labrador ne nous a pas répondu, malgré de multiples relances.

Outre le Nouveau-Brunswick, aucune province n'a déclaré publiquement avoir remarqué d'effets indésirables graves chez les personnes qui ont reçu le vaccin contre l'influenza cette année.

Santé Canada conseille à ceux qui ont reçu un vaccin contre la grippe et qui se préoccupent au sujet de leur santé [de] s’adresser à leur fournisseur de soins de santé [ou de] remplir le Formulaire de rapport des effets secondaires suivant l'immunisation, accessible sur Internet.

La médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, Jennifer Russell, a aussi tenu à rassurer la population, la semaine dernière, affirmant qu'il n'y avait aucun doute, selon elle, que le vaccin contre la grippe saisonnière était sécuritaire.

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