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QS dissout son collectif sur la laïcité en raison de « comportements malheureux »

Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois en conférence de presse.

Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois, les co-porte-parole de Québec solidaire

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

La Presse canadienne

Québec solidaire (QS) a dissous discrètement son collectif sur la laïcité en raison de « comportements malheureux ».

Les membres ont voté en faveur de la dissolution de ce collectif à huis clos lors de leur conseil national la fin de semaine dernière, mais la décision n'avait pas été rendue publique.

La laïcité a longtemps été un enjeu délicat à Québec solidaire, mais cette fois, le parti de gauche plante un clou dans le cercueil.

En entrevue avec La Presse canadienne jeudi, la porte-parole du bureau national de QS, Gabrielle Brais-Harvey, a indiqué que des membres avaient déposé des plaintes contre les participants du collectif, mais a refusé de donner davantage de détails.

Une publication de gauche sur le web rapporte pour sa part que plusieurs associations s'étaient plaintes et des membres s'étaient sentis ostracisés par la propagande du collectif, particulièrement celles qui portaient le hidjab. On peut aussi lire que le collectif ne respectait pas les valeurs du parti et que la direction avait rencontré à plusieurs reprises ses représentants.

Le collectif sur la laïcité comptait entre 10 et 12 membres, selon les indications de QS. Ils peuvent continuer à être membres du parti et à discuter de façon non officielle de ce sujet, mais leur collectif n'est plus officiellement reconnu.

Rappelons qu'à l'origine, QS était en faveur du compromis de la commission Bouchard-Taylor en matière de laïcité, c'est-à-dire l'interdiction de signes religieux aux représentants de l'autorité coercitive de l'État : agents de la paix, policiers, procureurs, etc.

En 2019, le parti a complètement rejeté sa position initiale. Il s'oppose désormais à l'interdiction des signes religieux.

QS regroupe en son sein plusieurs collectifs, qui sont en quelque sorte des groupes de discussion sur différents enjeux.

La loi actuelle sur la laïcité, adoptée par le gouvernement caquiste et contestée devant les tribunaux, interdit le port de signes aux fonctionnaires en position d'autorité coercitive.

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