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Hockey féminin : la nouvelle équipe de Toronto aura droit à une saison malgré la pandémie

Sarah-Ève Coutu-Godbout, une joueuse de hockey, manipule la rondelle sur la patinoire.

Sarah-Ève Coutu-Godbout et ses coéquipières ont pu s'entraîner en petits groupes pendant la pandémie.

Photo : Photo offerte par Kasumi Kobo

Neuf mois après sa conception, le Toronto Six verra le jour à Lake Placid, dans l'État de New York.

La nouvelle équipe de la Ligue nationale de hockey féminin (NWHL) prendra part à une saison écourtée avec ses cinq rivales américaines dans la ville qui a accueilli les Jeux olympiques d'hiver de 1932 et de 1980.

Le circuit féminin a annoncé, mercredi, qu'il empruntera le concept de la bulle pour cette saison aux allures de tournoi, qui se déroulera du 23 janvier au 5 février 2021. Les matchs seront tous disputés à l'aréna Herb-Brooks, théâtre de l'un des plus grands moments de l'histoire du hockey.

À une époque d'hypercroissance pour le hockey féminin, nous considérons cette saison comme une célébration du sport. Ce sera un moment historique puisque le site du ''miracle sur glace'' de 1980 accueillera son premier championnat professionnel féminin, a déclaré la commissaire par intérim de la NWHL, Tyler Tumminia, dans un communiqué.

Les six équipes de la NWHL joueront toutes cinq matchs, un contre chacune de leurs rivales. Un tour éliminatoire suivra pour déterminer les quatre équipes qui prendront part aux demi-finales de la Coupe Isobel. Aucun match, y compris la finale qui sera disputée le 5 février, ne permettra la présence de spectateurs dans les gradins, mais ils seront tous seront diffusés en ligne.

On jouera probablement un match tous les jours. Je m'attends à une expérience ''fun, fast and furious''.

Margaret ''Digit'' Murphy, présidente du Toronto Six

Une belle récompense après une attente interminable

La Québécoise Sarah-Ève Coutu-Godbout confie que les derniers mois ont été longs. Les joueuses du Toronto Six ont pu s'entraîner à compter de septembre, puis sauter sur la patinoire en octobre, mais tous ces entraînements sans match en vue avaient commencé à peser sur leur moral.

C'est un peu comme le jour de la marmotte, mais juste de savoir qu'on va avoir une saison bientôt, ça nous tient présentement, dit la native de Rouyn-Noranda.

Sa coéquipière Amy Curlew, qui entame sa carrière de hockeyeuse professionnelle comme Coutu-Godbout, a aussi dû se pincer quand elle a appris la nouvelle.

J'ai vraiment hâte, surtout à ce point-ci. On espère que la situation va s'améliorer, mais considérant comment les derniers mois se sont déroulés, on n'en sait rien alors on prend ce qui passe, dit-elle en cognant sur la table de bois pour conjurer le sort.

Un message fort pour les prochaines générations

Amy Curlew patine avec la rondelle au bout de son bâton de hockey.

Amy Curlew s'est jointe au Toronto Six pour sa première saison dans les rangs professionnels.

Photo : Photo offerte par Kasumi Kobo

La santé et la sécurité des joueuses seront évidemment prises au sérieux dans la bulle. Elles devront se soumettre à des tests de dépistage de la COVID-19 tous les jours et la ligue paiera pour ceux-ci.

La NWHL s'est aussi engagée à verser le salaire complet promis aux joueuses même si la saison est écourtée. Celles qui refusent de prendre part au tournoi seront aussi rémunérées.

La présidente du Toronto Six, Margaret Murphy, qui est aussi entraîneuse-chef, estime que cet engagement témoigne du sérieux des dirigeants du circuit.

Nos propriétaires ont été généreux, et je le mentionne parce qu'ils se sont donné la mission de changer le sport. C'est la raison pour laquelle je me suis engagée, souligne celle qui a été à la tête de l'équipe de hockey féminin de l'Université Brown pendant 22 ans.

(Les joueuses) ne le font pas pour le salaire, elles le font pour l'objectif. Elles ne joueront pas parce qu'il s'agit de sport professionnel, mais parce qu'elles croient qu'elles peuvent être des leaders pour les prochaines générations, ajoute-t-elle.

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