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COVID-19 : la situation en Ontario se stabilise, mais demeure précaire

Une infirmière dans une salle d'opération.

Les hospitalisations aux soins intensifs vont continuer d'augmenter dans la province.

Photo : Getty Images / gpointstudio

Radio-Canada

L’Ontario franchira le cap des 200 patients aux soins intensifs en décembre, peu importe la vitesse à laquelle la COVID-19 se propage, ce qui risque d’entraîner des annulations d’interventions chirurgicales.

Les hospitalisations ont augmenté de plus de 60 % en un mois.

Des responsables de la santé ont fait le point jeudi sur les projections provinciales, quelques jours après l'imposition de mesures de confinement à Toronto et dans la région voisine de Peel.

Ils constatent que la situation se stabilise, globalement, mais qu’il y a de grandes différences d’une région à l’autre et même au sein du territoire d’un bureau de santé.

Selon le médecin hygiéniste en chef, le Dr David Williams, le nombre moyen de cas par jour cette semaine est de 1427, comparativement à 1370 la semaine dernière. Près des deux tiers des cas sont recensés à Toronto et dans la région de Peel.

Le nombre de cas se stabilise dans les centres de soins de longue durée, mais les décès continuent d’augmenter.

Le Dr Williams a précisé que certaines régions changeraient de couleur, ce qui sera annoncé vendredi. Mais aucune nouvelle région ne passera en confinement.

Le Dr Adalsteinn Brown, de l’École de santé publique Dalla Lana de l’Université de Toronto, a qualifié la situation de fragile et précaire.

Nous devons nous assurer que le nombre des cas continue de se stabiliser et diminue avant de pouvoir dire que nous faisons des progrès importants, a commenté le médecin, qui conseille le gouvernement.

Le Dr Brown estime que si la progression actuelle se maintient, le nombre de cas quotidien demeurera autour de 1500 d'ici la fin décembre. C'est bien en deçà des 2500 à 6500 cas possibles évoqués lors de la présentation de la dernière modélisation.

Toutefois, si la situation se détériore substantiellement et qu'on revient à un rythme de croissance que nous avions il y a deux semaines, on dépassera les 9000 cas, a-t-il ajouté

Le médecin note aussi que les restrictions ont une efficacité très variable, selon les conditions de vie de catégories de la population. Ainsi, ceux qui vivent dans des logements surpeuplés ou qui ne peuvent faire de télétravail sont forcément plus exposés au coronavirus. Ces conditions de vie rendent les mesures de prévention moins efficaces.

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