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Le balado French Connection, l’histoire méconnue d’un réseau de trafic d’héroïne

Le pont Jacques-Cartier est au coeur de l'image.

Le balado « French Connection » est réalisé par Cédric Chabuel.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Radio-Canada OHdio et France Culture collaborent pour la première fois pour la réalisation d’un balado, French Connection : Marseille, Montréal, New York, qui raconte l’histoire d’un grand réseau de trafic de drogue entre ces villes.

De 1950 à 1970, de gigantesques quantités d’héroïne transitaient par Montréal, la plaque tournante, pour se rendre de la France aux États-Unis. L’alliance de diverses organisations criminelles et d’un grand nombre de trafiquants français, canadiens et américains avait alors permis de mettre en place un important trafic d'héroïne, un réseau mythique aujourd’hui connu sous le nom de French Connection.

L’animateur Stéphane Berthomet, qui est aussi un ancien policier et spécialiste des balados d’enquête, retrace l’histoire de ce réseau et met en lumière les rôles méconnus joués par le Québec, notamment par Montréal. Plusieurs Français participent aussi à ce balado, notamment Émile Diaz dit Milou, un ancien trafiquant marseillais. Ces Français ont participé à l’histoire qu’on raconte et nous apportent beaucoup d’éléments sur le récit et le contenu, explique Stéphane Berthomet en entrevue avec la chroniqueuse culturelle du 15-18, Catherine Richer.

Un balado à vocation documentaire

D’ailleurs, Milou Diaz a eu un rôle important dans ce trafic entre les deux continents. Il a importé de l'héroïne de la Turquie jusqu’à la France et il a participé aux réseaux qui ont transporté cette héroïne en Amérique du Nord. [...] Il était important pour moi d’avoir des gens qui racontaient quelque chose qu’ils avaient vécu. Je ne fais pas un balado d’histoire, mais à vocation documentaire qui est très proche des faits.

Cédric Chabuel et Stéphane Berthomet au micro de Catherine Perrin

Cédric Chabuel et Stéphane Berthomet ont respectivement réalisé et animé le balado.

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Stéphane Berthomet voulait aussi mettre de l’avant l’importance de Montréal et du Québec dans ce trafic, mais également de certains acteurs du milieu criminel de la métropole. L’animateur mentionne entre autres la famille Cotroni, qui a dirigé un pan important du monde criminel montréalais et québécois pendant une décennie, mais aussi Lucien Rivard, un personnage surprenant qui est à la fois un trafiquant d’armes et d'héroïne. On connaît son nom de manière indirecte, car il a fait l’objet de documentaires et de films, mais on ne connaît pas sa réelle importance.

Stéphane Berthomet avoue que le travail de recherche n’a pas été aussi compliqué qu’il le pensait, mais que la pandémie a modifié les plans. On devait les rencontrer en personne, aller en France, mais on a finalement dû tout faire à distance. Ce qui est important et qui a permis de mener à bien ce projet est qu’une relation de confiance s’est établie. Je pense que mon passé d’ancien policier joue beaucoup dans ce genre d’échange. Les gens savent que je comprends ce qu’ils racontent, je connais les codes et le milieu. Ça enlève une barrière, conclut l’animateur.

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