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Amos pourrait perdre une pension pour animaux

4 gros chiens courent vers la caméra.

Les locaux de Chez Doggo sont situés sur la 4e Avenue Est à Amos.

Photo : Gracieuseté : Charlène Gilbert, Photographe-artiste

La pension pour animaux Chez Doggo à Amos, pourrait être contrainte à fermer ses portes après avoir été l’objet de plusieurs plaintes de son voisinage.

Fondée par Dominique Blais en 2018, Chez Doggo a emménagé dans ses locaux en mars dernier, non sans avoir obtenu le feu vert des autorités municipales, puisque l’immeuble est situé dans une zone commerciale.

On a investi pour mettre ça à notre goût et fonctionnel. Je tenais vraiment à rester en ville, près de notre clientèle, souligne la jeune femme d’affaires.

En septembre, la Ville d’Amos a rencontré Dominique Blais pour lui faire part d’un certain nombre de plaintes déposées à la Sûreté du Québec (SQ) en raison des jappements des chiens qui sont hébergés Chez Doggo.

La jeune propriétaire est en compagnie de 6 gros chiens dans une grande cour.

Dominique Blais affirme avoir fait plusieurs modifications au nouvel emplacement de Chez Doggo depuis son arrivée.

Photo : Gracieuseté : Charlène Gilbert, Photographe-artiste

J’étais abasourdie, parce que je n’avais jamais eu vent de ces plaintes avant ça, souligne-t-elle. On a convenu de différentes pistes de solutions. La Ville me disait ne pas vouloir amener ce dossier en cour et vouloir soutenir une jeune entrepreneure.

Le plan prévoyait l’installation de lattes transversales dans la clôture pour empêcher les chiens de voir à l’extérieur et de limiter le nombre d’animaux dans la cour et prévoir aussi la plantation d’une haie de cèdres en 2021.

Il y a eu des ajustements et je peux vous assurer qu’on avait beaucoup réduit le bruit. J’ai même recueilli des données de jour et de nuit avec un sonomètre pour le prouver. Mais malgré ça, la Ville m’a rappelé la semaine dernière pour me dire qu’il y avait encore des plaintes.

Dominique Blais est convaincue que ces nouvelles plaintes ont incité le propriétaire de son immeuble à lui présenter un avis lui demandant de quitter les locaux d’ici six mois.

Il y avait des clauses dans le bail qui lui permettait de le résilier s’il y avait des défauts de paiement, ou encore trop de bruit ou des odeurs, reconnaît la propriétaire. Je peux comprendre qu’il ne veut pas prendre le risque que je me retrouve devant une injonction et que je doive déménager sans préavis, ce qui pourrait lui faire perdre des mois de loyers.

Dominique Blais déplore notamment le manque d’ouverture du voisinage dans ce dossier.

Je ne sais pas quoi faire de plus. Le phénomène du " pas dans ma cour " est grand. J’ai aussi beaucoup de messages de voisins qui disent voir des améliorations et que ce n’est pas si dérangeant. Il faut être conscient que si on veut des services de proximité à Amos, tout le monde doit mettre de l’eau dans son vin. Je suis sûre que c’est viable d’opérer à cet endroit. Il y aurait pu avoir un dialogue, et non des appels à la SQ au moindre jappement.

La Ville demeure prudente

Le maire d’Amos, Sébastien D’Astous, demeure prudent dans ce dossier, précisant qu’il n’a pas à commenter une décision d’un propriétaire envers une entreprise privée.

On travaille depuis plusieurs mois pour faire diminuer les impacts de cette opération en milieu urbain, rappelle-t-il. Il y a des choses qui ont été faites, d’autres pas. On a été bienveillant et on les a épaulés. Si les gens se plaignent, on a la responsabilité d’intervenir, si c’est justifié. Mais on n’en était pas là. On pense que cette entreprise peut s’installer là à cet endroit-là s'il y a des mesures d’atténuation qui sont apportées.

Appel à l’aide

En recherche d’une solution pour garder son entreprise à flot, Dominique Blais aimerait aussi un appui tangible de la Ville d’Amos.

La Ville pourrait nous donner un coup de main pour nous trouver un nouveau loyer et une aide financière pour nous relocaliser, avance-t-elle. Des locaux commerciaux loin des résidences et qui peuvent convenir, il n’y en a pas des tonnes et ils coûtent très cher. On se retrouve au pied du mur et c’est dommage, parce que si on ferme dans six mois. ça va faire un gros vide pour les propriétaires d’animaux.

Le maire D’Astous n’a pas voulu s’engager pour l’instant quant à un éventuel appui d’Amos pour sauver Chez Doggo.

Je n’étais pas au courant des derniers développements du dossier ou des demandes de l’entreprise. On considère que c’est un service important et apprécié. Mais en même temps, si on n’est pas capables de trouver une façon de cohabiter, ça complexifie le dossier, a-t-il ajouté.

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