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Crise des opioïdes : la fille d’une victime réclame de meilleurs soins en toxicomanie

Katrina Long en compagnie de sa mère, Josephine Mavis Isaac. La jeune femme porte une robe de mariée; à ses côtés, sa mère est bien habillée.

Katrina Long (à gauche), en compagnie de sa mère, Josephine Mavis Isaac (à droite). Cette dernière est décédée des suites d'une surdose de fentanyl, cette année.

Photo : gracieuseté Katrina Long

Radio-Canada

Une femme dont la mère de 54 ans a perdu la vie des suites d’une surdose de fentanyl demande à ce que de meilleurs traitements et davantage de compassion soient offerts aux personnes souffrant de dépendance.

Katrina Long explique que sa mère, Josephine Mavis Isaac, a souffert d'alcoolisme pendant des années. La situation a empiré quand cette dernière s’est cassé le bras, il y a environ trois ans, et qu’elle a pris les médicaments contre la douleur prescrits à son copain.

C'est ainsi que Josephine Mavis Isaac a développé une dépendance à l’hydromorphone, un opioïde utilisé pour traiter la douleur aiguë, puis qu'elle est devenue une consommatrice de drogues injectables.

Sa mère a reçu 6 000 dollars en aide financière liée à la pandémie - montant auquel elle n’était pas admissible et dont elle s'est servi pour s'acheter de la drogue, poursuit Katrina Long.

En l’espace de trois mois, Josephine Mavis Isaac est décédée d’une surdose.

La Réginoise aimerait voir davantage de centres de consommation supervisée en Saskatchewan, ainsi qu’une restructuration des centres de désintoxication et de réhabilitation.

Elle dit que sa mère a voulu aller en cure de désintoxication et de réadaptation à plusieurs reprises, mais qu'il y avait presque toujours un long temps d’attente pour obtenir de l’aide.

Lorsqu’un toxicomane est prêt à recevoir de l’aide, il en a besoin maintenant.

Une citation de :Katrina Long

Dans un courriel, le gouvernement de la Saskatchewan indique prendre des mesures pour lutter contre la crise des opioïdes, en plus d’avoir fait plusieurs investissements et mis en œuvre des programmes d’aide en ce sens, comme un programme de distribution de trousses de naloxone.

Flacon de naloxone et seringue.

La naloxone annule temporairement les effets d’une surdose au fentanyl ou à d’autres opioïdes, comme l'héroïne ou la morphine. Ce qui peut laisser le temps aux secours d'intervenir avant qu'il ne soit trop tard.

Photo :  CBC

La crise des opioïdes continue à faire rage au Canada et prend même de l’ampleur dans certaines régions du pays.

À Regina, par exemple, le nombre de morts liées à une surdose répertoriées par la police a presque quadruplé en 2020 par rapport à l’année précédente. En 2020, 93 ont été recensées (dont 16 en novembre), comparativement à 21 pour toute l’année 2019.

Avec cette crise des opioïdes qui continue de frapper, Katrina Long aimerait que le gouvernement provincial, et aussi la communauté fassent preuve de plus de compassion envers les toxicomanes.

Les gens ont simplement besoin de mieux comprendre la situation. N’importe qui peut devenir dépendant. Ce peut être votre fils ou votre fille, votre mère ou votre père, soutient Katrina Long.

D’après les informations de Cory Coleman

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