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Cap-Pelé songe à renouveler son aréna pour effacer toute trace du père Léger

Cap-Pelé a effacé de son aréna un souvenir douloureux en mars 2012.

Baptisé en l'honneur du père Camille Léger, l'aréna de Cap-Pelé a changé de nom en 2012 par respect pour les victimes du prêtre pédophile.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le maire de Cap-Pelé songe à renouveler l'aréna du village, afin d'effacer définitivement les traces du passage du père Camille Léger dans sa communauté. Selon le maire Serge Léger, l'aréna rappelle de douloureux souvenirs aux victimes.

Le maire a fait cette déclaration après avoir regardé le documentaire Le Silence, de Renée Blanchar, qui raconte le sort de plusieurs communautés acadiennes où des prêtres pédophiles de l’Église catholique ont sévi pendant des décennies.

C’est le cas à Cap-Pelé, où le père Camille Léger a été accusé d’avoir agressé sexuellement des enfants lorsqu’il était curé du village, de 1957 à 1980.

Serge Léger devant une webcam.

Serge Léger, maire de Cap-Pelé au Nouveau-Brunswick, en entrevue par vidéo le 26 novembre 2020.

Photo : Radio-Canada

L'aréna, c'était une grosse partie. Pour lui, c'était son édifice, son aréna, tout le monde est passé par l’aréna, rappelle-t-il en parlant de l’amphithéâtre qui portait le nom du curé et qui a été débaptisé en 2012, à la demande de la communauté.

On essaie de changer l'air du temps dans le village. On veut que les gens soient à l'aise de rentrer dans un édifice et qu'ils n'aient pas de peine et de mal au cœur.

Serge Léger, maire de Cap-Pelé

C'est un gros morceau dans le village. Si on peut renouveler l'aréna, ça va changer l'image, croit le maire.

Les victimes du père Léger ont « l'appui du village », dit le maire

La municipalité prend la parole pour souligner le courage des hommes qui témoignent, dans le documentaire, de ce qu’ils ont subi.

Selon Serge Léger, le film de Renée Blanchar sensibilise tout le monde à la souffrance qui était enfouie au cœur de cette communauté.

Les gens sont sortis, ils ont parlé, ils ont tout l'appui du village.

Serge Léger, maire de Cap-Pelé

On entendait des rumeurs, dit le maire, mais maintenant, les choses peuvent s’énoncer clairement.

La société, croit-il, prend aujourd’hui ces choses plus au sérieux qu’à l’époque, où il était à toutes fins pratiques impossible pour les victimes de dénoncer les abus des prêtres.

Avec les renseignements de Karine Godin

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