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Projet de cimenterie à L’Orignal : le dossier sera bientôt pris en délibéré

La carrière de l'entreprise Colacem Canada à L'Orignal dans l'est ontarien.

L'entreprise Colacem Canada veut construire une cimenterie à côté d'une carrière qu'elle exploite à L'Orignal dans l'est ontarien. Le projet est évalué à 225 M$. (Photo Denis Babin)

Photo : Denis Babin

Radio-Canada

Colacem Canada pourra-t-elle aller de l’avant son projet de cimenterie à L’Orignal dans l’est ontarien? La question sera bientôt tranchée par le Tribunal d’appel de l’aménagement local (TAAL), alors que l’entreprise et le regroupement de citoyens Action Champlain ont terminé mercredi la présentation de leur preuve respective devant le tribunal administratif.

Pour les deux parties, qui ont croisé le fer virtuellement devant le TAAL au cours des trois dernières semaines, l’attente aura été longue.

Initialement, les deux décisions en appel, l’une impliquant les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) et l’autre le Canton de Champlain, devaient faire l’objet de l’audience commune à l’automne 2018.

Une longue attente selon André Chabot, un porte-parole du regroupement de citoyens Action Champlain.Il y a des gens ici qui veulent continuer avec leur vie. Ils veulent lâcher ce stress intérieur-là de ne pas savoir s’il va y avoir ou pas une cimenterie chez nous.

D’un côté, Colacem Canada conteste la décision du Canton de Champlain de rejeter sa demande de modification de zonage, de rural à industriel lourd, du terrain où l’entreprise veut bâtir son usine. 

De l’autre, Action Champlain fait appel d'une autre décision, celle des CUPR, permettant à Colacem Canada de poursuivre ses démarches en vue de la construction de sa cimenterie. 

Une pancarte des opposants au projet de cimenterie à L'Orignal dans l'est ontarien.

Les opposants au projet de cimenterie à L'Orignal dans l'est ontarien ont posé plusieurs pancartes. (Photos Denis Babin)

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

C’est exactement la même substance pour les deux appels. Donc, dans le fond, il y a juste une question qui est devant le Tribunal, à savoir s’il devrait y avoir une cimenterie à L’Orignal, explique Me Gabriel Poliquin, l’un des avocats représentant Action Champlain. 

Selon ce dernier, durant l'audience, Colacem Canada n’a pas réussi à démontrer que son projet était sans conséquences préjudiciables, que ce soit pour la population ou l’environnement. 

On parle de pollution du bruit. On parle de pollution de l’air. Ils doivent démontrer cela de façon certaine. Eh bien, Action Champlain conteste le fait que leur preuve démontre ça. La preuve est pleine d’incertitudes, soutient Me Poliquin.

Il estime que, compte tenu de ces incertitudes, il n'y a pas de garantie que l’établissement d’une zone tampon par l’entreprise autour de sa cimenterie constituerait une mesure de mitigation efficace. 

Pour créer une zone tampon, il faut des informations précises quant à la portée des conséquences préjudiciables potentielles de la cimenterie. On n’a pas ces informations-là, ajoute l’avocat. 

Du côté du Groupe Uniroc, la société québécoise qui est propriétaire de Colacem, son président-directeur général, David Whissell, préfère attendre la fin des procédures entamées devant le TAAL avant d’émettre tout commentaire.

Quatre autres journées d’audience sont prévues au mois de décembre dont deux où le tribunal administratif recevra les soumissions des deux parties. 

À lire aussi : Projet de cimenterie à L'Orignal : le manque de personnel bilingue ralentit la tenue d'audiences

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