•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Plage Rochelois : le plan du ministère présenté aux Port-Cartois

Une plage donnant sur une baie. Deux personnes y marchent.

La plage Rochelois est fréquentée par de nombreux Port-Cartois.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

Le plan proposé par le ministère de la Sécurité publique (MSP) aux citoyens de Port-Cartier pour protéger la plage Rochelois de l’érosion est vivement critiqué par un comité citoyen qui exige une solution alternative.

Le ministère de la Sécurité publique a présenté mercredi soir aux citoyens de Port-Cartier le plan qu’il privilégie pour la recharge de la plage Rochelois, grandement affectée par l'érosion.

Depuis 2010, le ministère de la Sécurité publique a remarqué que l’érosion avait grugé 10 mètres de terrain sur la plage Rochelois.

L’ingénieur spécialisé en ouvrages côtiers sollicité par le gouvernement dans cette affaire, Yann Ropars, est sans équivoque : sans une intervention des autorités d’ici deux à trois ans, l’intégrité de la plage est sérieusement compromise.

Toute la plage est attaquée par l’érosion, ce n’est pas une vue de l’esprit!

Yann Ropars, ingénieur spécialisé en ouvrages côtiers

Le plan de recharge de la plage de 6,8 millions de dollars proposé par le Ministère pour stopper l’érosion de la berge comporte une bande de sable de 25 mètres suivie d’une descente en gravier vers la mer.

La taille moyenne des pierres, qui oscillerait autour de 1,5 cm, mais qui pourrait atteindre un maximum de 10 cm, semble faire partie des points les plus sensibles pour les Port-Cartois.

Selon le MSP, si rien n’est fait pour remédier à l’érosion, 11 résidences devront être détruites, en plus d’une portion de la rue des Rochelois, à un coût évalué à 8,5 millions de dollars.

Le ministère a fait valoir que si rien n’est fait rapidement, de grosses tempêtes comme celles de 2010 ou 2016 pourraient sérieusement mettre en péril les maisons bordant la plage.

Pétition citoyenne

Le comité citoyen pour la sauvegarde de la plage Rochelois, nouvellement formé, a déposé une pétition de 1880 signatures devant les représentants du ministère de la Sécurité publique.

Ils souhaitent que le gouvernement propose un plan qui pourrait préserver l’aspect naturel de la plage et qui permettrait aux citoyens d’en profiter comme avant.

On veut avoir une consultation plus large de la part des citoyens, on va demander la tenue d’un BAPE, parce qu’on pense que la consultation n’a pas été satisfaisante jusqu’à présent. On espère que la situation va être adaptée, changée pour respecter les vertus récréotouristiques et familiales de la plage, mais tout en protégeant les infrastructures, explique le porte-parole du comité citoyen, Romain Prêcheur.

Ce regroupement peut aussi compter sur l’appui du maire de Port-Cartier, Alain Thibault, qui se range derrière l’avis des signataires pour qu’une solution de rechange soit étudiée.

Si la Ville vote contre le projet sous sa forme actuelle, les travaux envisagés par le MSP ne pourront avoir lieu et l’entente de financement avec le ministère tombera à l’eau.

Alain Thibault lors d'une séance du conseil municipal.

Le maire Alain Thibault

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Le maire espère tout de même que le Ministère continuera d’appuyer financièrement la Ville dans la sauvegarde de la plage, même si le conseil municipal refuse le projet d’enrochement comme il a été présenté mercredi.

On va avoir des décisions à prendre, on espère que le MSP va nous accompagner là dedans, qu’il va nous aider de manière technique et financière, c’est bien sûr. Qu’ils ne se campent pas sur leur position en disant : "si vous ne faites pas ça, vous n'aurez pas d’argent". [...] On a besoin de cette aide-là et je ne veux pas faire assumer ça par mes citoyens, indique M. Thibault.

L’accès à l’eau a aussi été un sujet de questionnement. La pente vers la mer serait considérablement plus abrupte pendant au moins trois ans après les travaux, avant que les vagues ne l'adoucissent.

Si le projet va de l’avant, la construction pourrait débuter en 2022 et nécessiterait pas moins de 13 000 voyages de camion pour transporter les quelque 100 000 mètres cubes de sédiments.

Une alternative à l’enrochement, le rechargement avec du sable d’un bout à l’autre de la plage, pourrait coûter entre 25 et 30 millions de dollars, selon le MSP.

Avec les informations de Félix Lebel

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !