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Un rapport sur la ventilation dans les écoles québécoises sera dévoilé vendredi

Le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge

Le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge a demandé aux directions des écoles, à la fin juin, de remplir un état des lieux de la qualité de l'air et des systèmes de ventilation.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Le gouvernement Legault dévoilera vendredi les résultats d’un rapport sur l’état des systèmes de ventilation dans les écoles du Québec, réclamé à maintes reprises par l’opposition.

Promis d’ici la fin novembre, cet état des lieux exhaustif s’attardera notamment à l’entretien ménager, la ventilation, l’entretien des systèmes mécaniques, mais proposera aussi des pistes de solution afin de corriger des mauvais usages ou pratiques, a expliqué jeudi le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge.

Je pense [que ce rapport] viendra éclairer les réflexions, les commentaires et les gestes à poser dans les écoles, a-t-il indiqué en pleine période de questions à l’Assemblée nationale.

Le 29 juin, le ministre Roberge avait demandé aux écoles de contribuer à cet effort en remplissant un état des lieux de la qualité de l'air et des systèmes de ventilation.

Le ministère en avait profité pour rappeler aux directions de faire tous les travaux nécessaires afin de réparer les installations vétustes ou brisées, en pigeant dans l'enveloppe mise à la disposition du réseau scolaire par le gouvernement Legault, a souligné jeudi le ministre de l'Éducation.

Le gouvernement caquiste a indiqué avoir consacré 1,6 milliard de dollars de plus qu'en 2019 pour le remplacement des systèmes de ventilation, qui vient s'ajouter aux 20 millions de dollars annoncés en septembre.

Selon le groupe COVID-STOP, qui a mis à contribution 12 enseignants de la région de Montréal afin de tester la qualité de l'air dans 25 classes, 75 % des salles présentent une ventilation problématique. Les taux de CO2 y dépassent le niveau acceptable de 700 à 800 ppm, d'après les résultats de l'expérience.

À l'Assemblée nationale, la députée libérale Marwah Rizqy, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation, a réitéré l'importance d'installer des détecteurs de CO2 et des purificateurs d'air portatifs dans les classes pour minimiser les risques de transmission de la COVID-19.

Dans l'énumération des éléments qui se retrouveront dans le rapport à paraître vendredi, le ministre Roberge n'a pas mentionné du tout les détecteurs de CO2, a relevé Mme Rizqy.

Pour l'heure, plus de 1023 classes sont fermées à travers la province, avec 3417 cas de COVID-19 présentement actifs dans le réseau scolaire, selon le plus récent bilan de la santé publique du Québec.

Le nombre d'élèves déclarés positifs à la COVID-19 et de classes et d'écoles fermées a diminué dans le courant de la dernière semaine, a souligné de son côté le ministre Roberge, s'appuyant sur ces données pour affirmer que les mesures mises en place par le gouvernement fonctionnent.

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