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Devrait-on sanctionner les étudiants qui ne respectent pas les règles sanitaires ?

En avant-plan, des étudiantes se dirigent vers un des édifices de l'Université Dalhousie.

Des fêtes d'étudiants à l'extérieur des campus universitaires font sourciller en pleine pandémie de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / CBC/Robert Guertin

Radio-Canada

Selon certains, les universités de la Nouvelle-Écosse devraient imposer des conséquences scolaires au non-respect des règles de santé publique.

Le 20 novembre, la police d’Halifax a dû intervenir dans une résidence à l’extérieur du campus de l’Université Dalhousie où environ 60 étudiants participaient à une fête sur la rue Edward. Cela, alors que le premier ministre Stephen McNeil venait d’annoncerune limite des rassemblements intérieurs à seulement 5 personnes. 

Une amende de 1000 $ a été donnée à l’organisateur de la fête, mais certains croient que les universités doivent en faire davantage pour limiter la propagation du virus.

Un impact sur le parcours universitaire nécessaire

Michelle Scully est étudiante en troisième année à l’Université Dalhousie. Elle croit que l’institution devrait intervenir.

Si les gens continuent à tenir de tels rassemblements, je pense que [l’université] doit imposer des conséquences plus sévères , indique-t-elle.

Sur les 118 cas actifs en Nouvelle-Écosse, 85 sont des personnes entre 18 et 35 ans. La province n’est pas en mesure de dire la proportion d’étudiants universitaires inclus dans ces données.

Le conseiller municipal Waye Mason, aurait voulu que davantage d’étudiants qui ont participé à la fête de la rue Edward reçoivent une amende.

L’Université Dalhousie doit prendre ses responsabilités, à la fois pour aider la ville en ce qui a trait aux enjeux de surveillance en dehors du campus, mais aussi pour éduquer les étudiants sur les attentes envers eux à l’extérieur des murs de l’université , a déclaré M. Mason dans une entrevue accordée à CBC.

Un code de conduite ailleurs

D’autres universités ont décidé d’imposer à la communauté étudiante un code de conduite. C’est le cas des universités Saint-François-Xavier et Acadia. 

Ce code indique clairement qu’il y aura des conséquences sur le parcours académique des étudiants s’ils ne se conforment pas aux règles sanitaires.

À l’Université Saint-François-Xavier, on a retiré des privilèges d’entraînement à des étudiants-athlètes après une fête et certains étudiants ont reçu un avis selon lequel ils pourraient être suspendus.

Le campus de l'Université Saint-François-Xavier à Antigonish en Nouvelle-Écosse

L'Université Saint-François-Xavier à Antigonish

Photo : Radio-Canada

Du côté de la faculté des sciences de la santé de l’Université Dalhousie, les 1500 étudiants qui effectuent des stages hors du campus ont reçu un avis clair.

Ils doivent suivre les règles sanitaires, sans quoi cela pourrait entraîner un renvoi ou une suspension pour des motifs d’incompétence professionnelle

La doyenne de la faculté, la Dre Brenda Merritt, souligne qu’en tant que futurs professionnels de la santé, les étudiants doivent montrer l’exemple.

Ils prennent cela très au sérieux, affirme la Dre Merritt. Ils savent que s’il y a une éclosion sur le campus, leur programme d’étude pourrait être suspendu.

Elle ajoute que cela pourrait avoir des impacts sur le système de santé si l’arrivée sur le marché du travail de pharmaciens, de médecins ou d’infirmière est retardée. 

Avec les informations d'Emma Davis de CBC

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