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Québec débloque près de 115 millions pour requalifier les chômeurs de la pandémie

Un homme range ses effets personnels dans une boîte après avoir perdu son emploi en raison de la pandémie de COVID-19.

Au Québec, on estime qu'environ 200 000 personnes ont perdu leur emploi en raison de la pandémie de COVID-19.

Photo : getty images/istockphoto / Drazen Zigic

Le Programme d'aide à la relance par l'augmentation de la formation (PARAF) présenté jeudi par le ministre québécois du Travail, Jean Boulet, a pour but d’aider les travailleurs affectés par le ralentissement économique à se requalifier ou à acquérir de nouvelles compétences.

L’initiative dotée d’une enveloppe de 114,6 millions de dollars devrait permettre d’aider près de 20 000 travailleurs et travailleuses à terme.

Les chômeurs pandémiques pourront obtenir du soutien financier par le biais du PARAF pour effectuer des démarches menant à l'obtention des compétences recherchées en ce qui concerne les emplois disponibles, précise le cabinet du ministre du Travail dans un communiqué.

Les personnes admissibles recevront une allocation de requalification de 500 $ par semaine pour toute la durée d’une formation menant à des professions présentant de bonnes perspectives d'emploi.

Ce programme se veut une réponse à la situation actuelle liée à la pandémie et contribue à la relance économique, explique le ministre Boulet. Il permettra à des milliers de personnes d'acquérir de nouvelles compétences, sans soucis financiers.

L’aide à la formation menant à des secteurs d’emploi en déficit de main-d’œuvre qualifiée comme la santé, la construction et les technologies de l’information sera privilégiée.

Les réseaux de l'éducation et de l'emploi seront aussi mis à contribution pour faciliter l’accès aux formations, notamment celles de courte durée qui conduisent à des métiers et professions en demande.

Pour se prévaloir de l’aide financière du PARAF, les travailleurs devront avoir rencontré un agent d'aide à l'emploi pour établir un parcours individualisé d'ici le 31 mars 2021.

Pour toucher l'allocation de 500 $ par semaine, ils devront avoir entamé leur formation au plus tard le 25 septembre 2021, précise le ministère du Travail.

Un pas dans la bonne direction, disent les employeurs

Le travailleur est en train de souder une pièce d'acier dans une usine.

La main-d'oeuvre qualifiée est une denrée rare pour les entreprises au Québec.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

L'arrivée du PARAF est bien accueillie par la Fédération de l'entreprise indépendante (FCEI) qui doit composer depuis de nombreuses années avec une pénurie de main-d'oeuvre spécialisée au Québec.

La pénurie de main-d’œuvre est un frein pour de nombreuses entreprises. Une PME québécoise sur trois rapporte avoir de la difficulté à trouver les travailleurs dont elle a besoin pour fonctionner, souligne François Vincent, vice-président Québec à la FCEI dans un communiqué.

Pour M. Vincent, l'accompagnement des travailleurs en requalification par Québec constitue certes un pas dans la bonne direction, mais elle ne règle pas tout.

Lors d’un sondage réalisé au début de l’année, 61 % des propriétaires de PME québécoises ont ciblé la diminution des taxes et impôts des entreprises comme mesure clé pour libérer une marge à investir dans le capital humain, peut-on lire dans le communiqué de la FCEI.

L'organisme demande également au gouvernement d'envisager l'augmentation du nombre d'immigrants économiques pour aider les entreprises d'ici à attirer et retenir les travailleurs qualifiés.

Des efforts d'accompagnement des PME dans leur recherche d'employés sont aussi réclamés. Près de la moitié des PME québécoises (44 %) n’utilisent pas les mesures actuelles en raison de la complexité administrative ou par méconnaissance, rappelle François Vincent qui suggère au gouvernement d'accompagner aussi les PME dans leurs démarches.

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