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La VG réplique à Doug Ford que oui, c'est son travail

Bonnie Lysyk en point de presse.

La vérificatrice générale de l'Ontario, Bonnie Lysyk

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada

La vérificatrice générale de l'Ontario se défend d'avoir outrepassé son mandat et assure que son rapport accablant sur la gestion de la pandémie par le gouvernement Ford ne contient que les faits.

En entrevue à CBC jeudi matin, la vérificatrice Bonnie Lysyk a répliqué aux allégations du premier ministre Doug Ford, selon qui son rapport contient 21 pages d'inexactitudes.

M. Ford a aussi affirmé mercredi que ce n'était pas le rôle d'une comptable de se mêler de santé publique.

Mme Lysyk répond qu'un sous-ministre avait confirmé l'exactitude des éléments présentés dans son rapport avant la publication et que celui-ci est le fruit de consultations avec de multiples intervenants. [Le rapport] est très factuel, dit-elle.

La vérificatrice ajoute que c'est son rôle d'examiner comment les procédures de l'État peuvent être plus efficaces, pas seulement d'éplucher les dépenses du gouvernement.

Son rapport souligne que l'Ontario n'avait pas un plan d'urgence à jour et une structure décisionnelle en cas de crise et que le réseau des laboratoires était fragmenté, menant à une gestion gouvernementale « incohérente et désorganisée » de la pandémie.

« [Le rapport] reflète la nature de la majorité du travail que l'on fait dans notre bureau. »

— Une citation de  Bonnie Lysyk, vérificatrice générale de l'Ontario

Le Dr Williams écorché

Quant à ses critiques à l'endroit du médecin hygiéniste en chef de l'Ontario, David Williams, à qui elle reproche de manquer de leadership, la vérificatrice affirme qu'elle cite simplement les faits.

Elle cite le cas de la politique provinciale sur le port obligatoire du masque, qui n'est venue qu'en octobre dernier; les bureaux régionaux de santé publique avaient dû adopter entre-temps leurs propres directives.

Mme Lysyk donne aussi l'exemple de l'interdiction pour les employés des centres de soins de longue durée de travailler dans plus d'un établissement, qui a été mise en place à la mi-avril en Ontario, trois semaines après la Colombie-Britannique.

La crise du SRAS nous a appris qu'il fallait agir rapidement, dit-elle.

Pour leur part, M. Ford et sa ministre de la Santé, Christine Elliott, défendent le Dr Williams. Le gouvernement veut d'ailleurs prolonger son mandat, qui devait prendre fin en février.

Passer à l'action

Il faut absolument que [Doug Ford] mette en place des mesures strictes rapidement, lance la PDG de l'Association des infirmières autorisées de l'Ontario, Doris Grinspun.

Selon Mme Grinspun, le temps presse et elle refuse d'alimenter ce qu'elle qualifie de jeu politique.

Nous sommes au cœur d'une deuxième vague qui pourrait être désastreuse, dit-elle en entrevue à Radio-Canada. Ce n'est pas le temps de se lancer des attaques, ajoute-t-elle.

Mme Grinspun réclame le reconfinement de toutes les zones rouges de l'Ontario pour limiter la propagation du virus.

Elle remarque déjà l'engorgement du système hospitalier.

L'Ontario enregistrait 556 hospitalisations en date du 26 novembre.

Avec les informations de CBC News

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