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Un devoir invite à trouver « 5 faits positifs sur les pensionnats autochtones » en C.-B.

L'école William A. Fraser et la Commission scolaire d'Abbotsford ont présenté leurs excuses aux parents.

Un élève marche vers l'entrée principale d'une école.

La Commission scolaire d'Abbotsford enquête sur la classe de 6e année de l'école William A. Fraser.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Une classe de 6e année d'Abbotsford, dans le sud-est de la Colombie-Britannique, a demandé à ses élèves de relever « au moins cinq histoires et faits positifs » sur le système des pensionnats du Canada pour les enfants autochtones.

Lorsqu’elle a vu le devoir de sa fille âgée de 11 ans, Krista Macinnis s’est mise à pleurer.

Quand je l'ai vu par écrit de mes propres yeux, j'ai commencé à trembler de manière incontrôlable. Je ne pouvais pas croire ce que je voyais. J'étais complètement sous le choc, raconte Mme Macinnis.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, la mère d’origine crie et pied-noir, dénonce le viol de notre culture, le vol de notre peuple et le génocide de tout ce qui concerne les peuples des Premières Nations.

Krista Macinnis montre le devoir de sa fille qui demande, en anglais, de nommer au moins cinq histoires et des faits positifs » sur le système des pensionnats du Canada pour les enfants autochtones.
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Sur les réseaux sociaux, Krista Macinnis montre le devoir de sa fille qui demande de nommer au moins cinq histoires et des faits positifs » sur les pensionnats autochtones.

Photo : Offerte par Krista Macinnis

L'héritage des pensionnats

La Commission de vérité et réconciliation du Canada a conclu en 2015 que les pensionnats autochtones ont constitué un outil central d'un génocide culturel à l'égard des premiers peuples du Canada.

Environ 150 000 enfants autochtones de 4 à 16 ans ont été forcés de fréquenter ces pensionnats. D ce nombre, on estime que 6000 enfants sont morts ou ont disparu de 1870 à 1996.

En 2008, le gouvernement fédéral s'est officiellement excusé pour le système de pensionnats et d'autres politiques d'assimilation.

Photo historique dans une classe du pensionnat Sainte-Anne où l'on peut voir des jeunes Autochtones en train de lire et une religieuse au fond de la pièce.

Les pensionnats autochtones ont constitué un outil central d'un génocide culturel envers les Autochtones.

Photo : Algoma University

Des réactions multiples

Le directeur de la Commission scolaire d'Abbotsford, Kevin Godden, s’est excusé pour ce devoir auprès des parents de la classe de l’école primaire William A. Fraser.

Nous sommes profondément désolés pour tout préjudice causé aux parents, aux étudiants, aux familles et à la communauté autochtone dans son ensemble, écrit M. Fraser dans un communiqué.

La Commission scolaire dit mener une enquête.

Le gouvernement de la Colombie-Britannique a contacté la commission scolaire au sujet du devoir, affirme le ministre de l'Éducation, Rob Fleming.

Les enseignements qui nuisent ou rejettent les réalités des pensionnats autochtones n'ont pas leur place dans notre système d'éducation, fait valoir M. Fleming

Il est extrêmement important que les élèves apprennent que l’héritage des pensionnats autochtones continue de causer des conséquences dévastatrices multigénérationnelles.

Krista Macinnis réclame plus que des excuses : elle veut connaître les responsables dans ce dossier.

Il doit y avoir des actions derrière ces mots, sinon rien ne changera, dit-elle.

Avec des informations de Liam Britten et d'Eva Uguen-Csenge

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