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Des magasins de l'Est aux prises avec des défis d'approvisionnement

Des skis de fond et des bottes de ski de fond.

Le magasin La vie dehors, à Rimouski, a déjà atteint 100 % de ses ventes de skis de l'an dernier alors que la saison n'est même pas commencée.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Radio-Canada

La forte demande pour certains articles dans les magasins amène des défis d'approvisionnement pour plusieurs commerçants de l'Est-du-Québec. Les consommateurs font leurs achats plusieurs semaines à l'avance, par crainte de ruptures de stock.

Ce genre de pression se fait notamment sentir pour les articles de sport et les jeux de société.

Pour le magasin La vie dehors, spécialisé dans la vente de skis de fond, c'est déjà la folie. Le magasin a déjà atteint 100 % de ses ventes de skis de l'an dernier alors que la saison n'est même pas commencée.

On dit qu'il va y avoir une rupture de stock partout, lance le propriétaire Dany Smith. [Alors] les gens viennent plus tôt dans les magasins, ils sont presque un mois à l'avance.

Le propriétaire Dany Smith, dans son magasin de sports d'hiver.

Le propriétaire du magasin La vie dehors, situé à Rimouski

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Heureusement, Dany Smith a eu la bonne idée, cet été, de commander davantage de paires de skis auprès de ses fournisseurs.

J'ai augmenté de 40 % mon matériel et si je dépasse ce montant-là de ventes, je vais être très heureux, explique-t-il.

Dans les librairies, l'engouement est similaire. Si l'approvisionnement en livres québécois se fait sans embûches, malgré la pandémie, il est plus difficile de se trouver un casse-tête ou des jeux de société.

Pour plusieurs jeux, qui sont par exemple produits en Chine, on remarque des délais, raconte Sonia Pelletier, gérante de la Librairie alpha, à Gaspé. Est-ce que c'est la production au départ ou est-ce que c'est toute la chaîne d'approvisionnement? On ne sait pas, mais on remarque, au bout du compte, que c'est beaucoup plus lent.

Des boîtes de jeux de société dans un commerce.

Si l'approvisionnement en livres québécois se fait sans embûches, malgré la pandémie, il est plus difficile de se trouver un casse-tête ou des jeux de société (archives).

Photo : Radio-Canada

C'est un exercice d'équilibriste pour les commerçants : s'ils commandent ces articles en très grandes quantités, le risque est d'avoir sur les bras des inventaires trop élevés advenant la fermeture de certains secteurs, si leur région passe au palier d'alerte rouge.

On a toujours par contre des termes de paiement, par exemple : décembre, janvier ou février et on reçoit notre matériel en octobre ou en novembre, détaille Dany Smith, propriétaire du magasin La vie dehors. Ça nous aide énormément à faire nos paiements, par contre, si le gouvernement ferme nos magasins à cause de la pandémie, il faut quand même payer ce matériel-là, c'est ça qui est compliqué.

Et si un produit n'est pas offert en magasin, l'achat en ligne peut devenir alléchant pour les consommateurs. Par exemple, les librairies luttent contre de gros joueurs qui ont moins d'intermédiaires et qui offrent ainsi des délais de livraison plus rapides.

Maintenant, lorsque les clients ont la certitude qu'on peut honorer leur commande, ils sont prêts à attendre, en général, nuance Sonia Pelletier, de la Librairie alpha.

Les commerçants appellent donc à être patient, pour encourager l’économie locale, quitte à attendre un peu plus longtemps.

D'après un reportage de Martin Toulgoat

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