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Éclosion de COVID-19 à la Villa Youville : « Du jamais vu », selon son directeur

L'entrée de la Villa Youville.

La Villa Youville à Sainte-Anne, au Manitoba.

Photo : Radio-Canada / Fernand Detillieux

Radio-Canada

La COVID-19 continue de se propager à la Villa Youville. L’éclosion qui y sévit a fait deux victimes et plus d’une dizaine de résidents sont maintenant atteints de la maladie.

C’est un moment triste dans l’histoire de la Villa Youville. C’est du jamais vu, se désole son directeur général, Gilbert Audette.

En moins d’une dizaine de jours, le nombre de cas à la résidence pour personnes âgées est passé de deux à plus d’une dizaine. L’éclosion compte actuellement 17 cas, dont 14 chez des résidents et 3 chez des employés.

Des cas isolés

Gilbert Audette assure pourtant que toutes les mesures sont prises pour éviter la propagation du virus. Selon lui, les procédures d'hygiène et de sécurité ont été renforcées.

Par exemple, un travailleur ne peut pas se promener pour donner des soins dans une autre unité, assure-t-il.

Mais en raison d’une pénurie de personnel, l’établissement n’a pas pu mettre en service son unité d’isolement créée au début de la pandémie. C’était un espace conçu pour accueillir 12 résidents.

Présentement, nous avons isolé tous nos cas COVID dans une unité , indique Gilbert Audette.

Ces mesures ont permis notamment d’épargner d’autres logements de la Villa Youville, à l’image de ceux pour personnes autonomes, aussi appelés motels. C’est là que vit depuis 5 ans Irène Carrière.

Le moral en berne

Je me dis que, tant que je reste chez moi, je me sens assez protégée , relativise la résidente.

Irène Carrière dit s’inquiéter pour les autres résidents qui ont contracté le virus, comme pour son voisin d’en face qu’elle n’a pas vu depuis deux semaines.

Même si la retraitée essaie de rester positive, l’isolement reste difficile. C’est grâce aux activités et aux appels de ses proches qu’elle réussit à tenir le coup.

On s'appelle, on partage des recettes, on se parle tous les jours, pour moi, ça, c’est positif, souligne-t-elle.

Il n’y a pas que le moral des résidents qui est en berne selon Gilbert Audette. Le personnel est aussi affecté par la situation.

C’est certain que le niveau d’anxiété est plus élevé qu’en temps normal, souligne le directeur général.

Avec les informations de Gavin Boutroy

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