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NAV Canada songe à réduire ou couper ses services dans 6 tours de contrôle

Le poste de contrôle est situé tout en haut de la tour.

Les tours de contrôle qui font l’objet d’une révision de leurs services sont situées dans des aéroports de taille moyenne, selon NAV Canada.

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

Le fournisseur de services de navigation aérienne du Canada, NAV Canada, effectue une révision de ses services de six tours de contrôle au Canada. Cet examen a pour but de réduire les pertes financières engendrées par la pandémie.

Les tours de contrôle faisant l’objet d’une révision :

  • Tour de Fort McMurray (Alberta)
  • Tour de Prince George (Colombie-Britannique)
  • Tour de Regina (Saskatchewan)
  • Tour de Sault Ste. Marie (Ontario)
  • Tour de Windsor (Ontario)
  • Tour de Whitehorse (Yukon)


Source : Communiqué de presse de NAV Canada, 24 novembre 2020

Ces tours ont été sélectionnées, car elles sont dans des aéroports de taille moyenne, selon Brian Boudreau, gestionnaire chez NAV Canada.

NAV Canada recherche un seuil d’environ 60 000 mouvements d’aéronefs par année pour justifier la présence d’une de ses tours de contrôle. Sans l’atteinte de ce seuil, le fournisseur n'est pas dans l'obligation d'y avoir une tour de contrôle, indique Brian Boudreau.

L’aéroport de Regina, par exemple, l’un des six aéroports ciblés par la révision, a enregistré 56 000 mouvements d’aéronefs en 2019.

NAV Canada soutient que peu importe les changements apportés à la suite de son étude, cela n’aura aucun impact sur la sécurité des aéroports concernés.

Il ajoute que sans la présence de ces tours, le contrôle des pistes d'atterrissage se fera à distance.

De son côté, la porte-parole de NAV Canada, Rebecca Hickey, indique que le processus de révision comprendra une étude détaillée des types et des habitudes de déplacement des aéronefs à l’aéroport, ainsi que des consultations avec les intervenants locaux.

Bien que l’option de fermer ou de réduire les heures de contrôle de la circulation aérienne soit une possibilité, à ce stade-ci du processus, il ne faut pas sauter aux conclusions.

Le résultat de notre étude pourrait très bien être le statu quo. Ce n’est pas encore déterminé, et il faudra attendre plusieurs mois avant qu’elle ne soit terminée.

Rebecca Hickey, porte-parole, NAV Canada

Le processus d'évaluation de NAV Canada pourrait prendre au moins six mois. Par la suite, ce dernier sera révisé par Transports Canada.

Pas de panique, mais de l’inquiétude à l’aéroport de Regina

L'heure n'est pas à la panique pour le président-directeur général de l'Autorité de l'aéroport de Regina, James Bogusz.

Il souligne que NAV Canada est une société qui mène des études rigoureuses et qu'il est normal de vouloir réduire les pertes causées par la pandémie de COVID-19.

Pour l’instant, James Bogusz n'est pas en mesure de dire combien d'emplois pourraient être en jeu, puisqu'il est impossible pour le moment de déterminer quels services seront touchés.

Débarcadère de l'aéroport de Regina

La tour de contrôle située à l'Aéroport international de Regina fait partie des six au pays qui font l'objet d'une révision par NAV Canada (archives).

Photo : Radio-Canada / Rob Kruk

Il s’inquiète toutefois des conséquences que pourrait engendrer la décision de NAV Canada sur la collectivité.

Comme les vols commerciaux, les vols nolisés, les avions militaires et l’école de pilotage dépendent tous de l’aéroport de Regina, James Bogusz affirme que le fait d’avoir une tour de contrôle de la circulation aérienne locale fait une grande différence.

Il est assez évident que le fait d’avoir des troupes sur le terrain, ou, dans ce cas, des yeux dans la tour, est beaucoup plus efficace que d’essayer de conseiller les services à partir d'une ville où on ne voit pas ce qui se passe dans l’aérodrome, explique-t-il.

Avec les informations de Thomas Gagné et Julia Peterson

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