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Hausse des cas de COVID-19 : le message rejoint-il les jeunes?

La proportion de jeunes qui contractent le virus a augmenté.

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Deux jeunes femmes coiffées de casquette et le visage couvert d'un masque de tissu sont debout derrière le comptoir du café où elles travaillent.

Deux jeunes femmes coiffées de casquette et le visage couvert d'un masque de tissu sont debout derrière le comptoir du café où elles travaillent.

Photo : CBC / Robert Short

Radio-Canada

Les jeunes sont pointés du doigt, alors que l’on constate une recrudescence des cas de COVID-19 chez les moins de 40 ans dans les Maritimes, et les responsables de santé publique cherchent à les sensibiliser.

Au Nouveau-Brunswick, plus de la moitié des cas de COVID-19 découverts dans les deux dernières semaines (51 sur 98) étaient chez des personnes de moins de 30 ans. Durant la même période, 7 nouvelles infections sur  10 - c’est-à-dire 69 cas sur 98 - étaient chez des personnes de moins de 40 ans.

Pourtant, depuis le début de la pandémie en mars, les moins de 30 ans ne représentaient que 29,4 % des cas d’infection par le coronavirus au Canada, mentionnait mardi la médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, Jennifer Russell.

Je veux m’adresser directement aux jeunes du Nouveau-Brunswick et souligner le rôle essentiel qu’ils peuvent jouer pour renverser la tendance à la hausse, disait la Dre Russell.

La médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, Jennifer Russell, porte un masque et se désinfecte souvent les mains lors d'un point de presse mardi.

La médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, Jennifer Russell, le 24 novembre 2020.

Photo : Radio-Canada

De plus en plus de jeunes, notait-elle, contractent le virus et le transmettent aux autres. Elle rappelle que les adolescents et les jeunes adultes peuvent souffrir des effets à long terme de la COVID-19, ce qu'on appelle « COVID long ».

La même tendance se remarque dans la province voisine. Nous avons un problème avec les 18 à 35 ans, a carrément lancé vendredi dernier le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, après une augmentation des cas à Halifax. Dans cette province, qui comptait mercredi 120 cas actifs de COVID-19, un peu plus de 4 cas sur 10 sont chez des personnes de moins de 40 ans, et environ 6 sur 10 chez les 40 ans et plus.

Au Nouveau-Brunswick, la docteure Russell a exhorté les jeunes à réduire leurs contacts étroits.

Mais Étienne Bélanger, un étudiant de l’Université de Moncton, souligne que le prétendu manque de sérieux envers le virus n’explique pas nécessairement pourquoi plus de jeunes le contractent ces temps-ci.

Les jeunes de 30 ans et moins sont plus susceptibles, rappelle-t-il, d’avoir un emploi impossible à faire en télétravail, qui les force à être contact avec beaucoup de personnes, que ce soit des collègues ou des clients.

Un restaurant a besoin d'avoir du monde en cuisine, dit M. Bélanger. Le magasin a besoin du monde à l'arrière pour piler des boîtes, puis à cause de ça, ils se font exposer à la COVID.

Un jeune travailleur place les sacs d'épicerie d'une vieille dame dans le coffre arrière de sa voiture le 27 octobre 2020 à Denver.

Un jeune travailleur aide une vieille dame avec ses emplettes.

Photo : Associated Press / David Zalubowski

Dans les écoles secondaires, ont est confronté à l’impossibilité de contrôler les moindres faits et gestes des élèves.

Roxanne Albert, la présidente du Conseil des élèves de l’École Clément-Cormier, à Bouctouche, convient que la distanciation physique n'est pas toujours observée sur l’heure du dîner, quand tous les jeunes doivent converger vers un même endroit et ont un temps limité pour manger.

Ken Therrien, le directeur de l’École Clément-Cormier, nous dit qu’il n’y a pas moyen d’être certain à tous moments que les élèves restent à deux mètres de distance les uns des autres, mais il peut assurer que les jeunes portent toujours leur masque.

La circulation dans les corridors est contrôlée, dit-il.

Des adolescents dans un couloir d'une école de York, en Pennsylvanie, le 18 septembre 2020.

Des jeunes dans une école secondaire.

Photo : Reuters / Rachel Wisniewski

Hors du milieu scolaire, d’aucuns se demandent si les responsables de la santé publique savent quels sont les meilleurs canaux de communication pour que le message se rende jusqu'à la population qu’ils veulent atteindre.

On peut penser à Instagram, on peut penser à TikTok, suggère Simon Thériault, le président de la Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick. C'est quand même deux plateformes utilisées beaucoup par les jeunes, donc ça serait une façon très facile et rapide de partager de l'information pour que tout le monde y ait accès, même les jeunes.

Selon le gouvernement du Nouveau-Brunswick, il y a sept écoles dans la province où on a découvert des cas de COVID-19, mais on n’a pas décelé de transmission du virus entre les élèves.

D’après le reportage de Jean-Philippe Hughes

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