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Sports universitaires: des athlètes déçus, mais pas surpris par l'annulation de la saison

On fonde un peu d'espoir sur les événements hors-concours.

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Les athlètes universitaires ont terminé leur saison en mars dernier. Mais, ils ne se doutaient pas qu'ils devraient attendre pour saluer à nouveau leurs partisans.

Photo : Radio-Canada / Francois Leblanc

François Le Blanc

Déception et résignation : les athlètes universitaires de l'Atlantique sont attristés par l'annulation de la saison hivernale par le SUA. La plupart redoutaient cette décision, annoncée mardi après-midi. Pour certains, ça veut peut-être dire la fin d'une carrière sportive.

Janie Poitras, capitaine des Aigles Bleues au hockey féminin, s'attendait à la décision du SUA. Ce n'est pas la nouvelle qu'on voulait entendre, mais c'est ce qu'on doit accepter, dit-elle.

Femme souriante avec un gilet de hockey.

Janie Poitras venait d'être nommée capitaine des Aigles Bleues de l'Université de Moncton.

Photo : NORMAND LEGER

C'est décevant, car on s'était préparé avec l'espoir d'une saison après Noël, ajoute de son côté Olivier LeBlanc, défenseur des Reds de UNB au hockey masculin. Mais, on ne peut s'en faire avec ça, c'est la réalité dans le monde actuellement. En même temps, j'aurais aimé jouer.

Homme barbu en entrevue.

Olivier LeBlanc est membre des Reds de UNB depuis quatre ans.

Photo : Radio-Canada / Peter Dawson

Le Sport universitaire de l'Atlantique (SUA) met en pause les compétitions prévues de hockey, de basketball, de volleyball, d'athlétisme, de curling et de natation. Les équipes pourront s'entraîner et tenir des événements hors-concours en respectant les restrictions sanitaires.

Ce dernier aspect donne un peu d'espoir aux athlètes.

Si la Santé publique le permet, c'est quelque chose qu'on devrait faire. C'est réaliste quand on regarde le junior A, explique Olivier LeBlanc. La Ligue de hockey des Maritimes poursuit ses activités en se limitant aux rivalités régionales.

Janie Poitras est du même avis. Si on nous le permet, ça sera intéressant pour nous.

Il est debout, de profil, sur la patinoire, et regarde l'entraînement.

L'entraîneur-chef, Marc-André Côté, surveille un entraînement de l'équipe de hockey féminin de l'Université de Moncton en mars dernier. (archives)

Photo : Radio-Canada / François Le Blanc

En attendant, la capitaine des Aigles Bleues est à tout le moins heureuse que les entraînements soient permis, comme c'est le cas depuis le mois de septembre. Ç'a été vraiment motivant pour les filles, souligne-t-elle.

Trouver le bon côté des choses

Le gros problème, c'est la santé mentale des athlètes et des étudiants, souligne Olivier LeBlanc. On est habitué à notre routine. Être dans l'inconnu, ce n'est pas le fun. Là, au moins, on sait et ça aide.

Les athlètes universitaires se consolent aussi en regardant ce qui se passe ailleurs au pays.

Joueur devant le gardien, à genoux.

UNB est l'une des forces du SUA en hockey. Les Aigles Bleus ont montré, de leur côté, beaucoup de progrès.

Photo : Normand Léger / Université de Moncton

Le fait de ne pas jouer de parties n'aide peut-être pas mon développement personnel, analyse le défenseur. Mais, je suis dans une situation plus positive [à l'université] que certains gars qui allaient jouer [au niveau] professionnel et qui sont pris à Montréal ou à Québec sans pouvoir jouer ou s'entraîner. Ici, on est sur la glace quatre fois par semaine.

Olivier LeBlanc

Pour Janie Poitras, il faut savoir profiter de l'occasion et ne pas s'apitoyer sur son sort.

Je pense que ça pourrait nuire à la motivation à court terme. Mais, à long terme, le fait de continuer à s'entraîner en équipe, ça nous aide à bâtir pour l'année prochaine, une équipe assez solide.

Janie Poitras

L'étudiante de 5e année en éducation ne sait pas si elle sera de retour avec le Bleu et Or l'an prochain. Tout va dépendre des postes qui sont offerts en éducation, explique-t-elle. Autrement dit, si elle n'a pas d'emploi, elle pourrait revenir à l'Université.

Poitras vit d'ailleurs une expérience étrange en relation avec la pandémie. En plus d'affecter sa saison de hockey, elle effectue présentement son stage à l'école L'Odyssée de Moncton. Une expérience de travail qui est loin d'être habituelle, alors que les . C'est vraiment un semestre étrange, dit-elle en souriant.

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