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Les élèves de la 7e à la 12e année doivent suivre leurs cours en ligne

Des adolescents dont on distingue juste les avant-bras étudient à la maison sur leurs ordinateurs.

Des adolescents s'organisent pour suivre leurs cours en ligne.

Photo : La Presse canadienne / Szilard Koszticsak

Camille Renarhd

Dès le 30 novembre, les élèves de la 7e à la 12e année en Alberta suivront leurs cours en ligne, et ce, jusqu’au 11 janvier. Telle est une des mesures annoncées mardi par le premier ministre, Jason Kenney, afin de freiner l’importante hausse de cas de COVID-19 dans la province.

Cela signifie que plus de 12 000 jeunes âgés de 12 à 18 ans devront étudier chez eux, loin de leurs amis et sans pouvoir participer à leurs activités habituelles. Les parents aussi doivent s’adapter à cette nouvelle situation et s’organiser entre travail et vie de famille.

C’est important de rester positif

Gillian Anderson est présidente de la Fédération des parents francophones de l'Alberta. Elle est aussi maman de trois enfants dont deux devront suivre leurs cours en ligne.

Elle veut rester positive. Elle pense qu’il est important de donner l’exemple à ses enfants et de ne pas réagir ou de montrer ses inquiétudes.

De toute façon, on va s’arranger et on va faire de notre mieux avec ce qu’on a.

Gillian Anderson

Ses enfants se débrouillent tout seuls, et la maison est grande, dit-elle. Avec son mari, elle travaille déjà depuis la maison. Il sera donc facile de s’arranger, même si ce n’est pas l’idéal.

Quand on lui demande comment ont réagi ses enfants, elle affirme sans détour que les aînés ont confiance en leurs parents et comprennent qu’il faut suivre les directives du gouvernement.

Bien sûr, ils s’étonnent que leur petite soeur puisse continuer à aller à l’école et pas eux, alors qu’ils fréquentent tous les trois le même établissement.

Ils ont confiance en nous.

Gillian Anderson

Sa fille, Katie, veut aussi rester positive. Elle sait qu’elle pourra s’adapter aux cours en ligne et va rester en contact avec ses amis grâce aux réseaux sociaux. Elle avoue néanmoins que, si elle pouvait choisir, elle préférerait aller en classe, car elle se sent plus concentrée qu’à la maison.

Je m’inquiète pour leur avenir

Karine Berger a trois enfants de 7, 14 et 16 ans. Elle se dit peu surprise par les nouvelles mesures prises par le gouvernement et se demande seulement pourquoi seuls les adolescents doivent rester à la maison. Il lui semble qu’ils sont particulièrement touchés par les mesures de restrictions et elle espère grandement qu’ils pourront retourner en classe en janvier.

Sa fille est autonome et elle ne se fait pas de soucis pour elle. L’enseignement en ligne lui convient bien, dit Mme Berger.

Pour son fils, par contre, c'est un défi, et elle sait qu’elle va devoir redoubler de vigilance pour s’assurer qu’il suit bien les cours.

Je vais devoir le surveiller plus!

Karine Berger

Elle est aussi inquiète pour l’avenir de ses enfants, car elle remarque que la qualité de l’enseignement en ligne n’est pas comparable à celle des cours en classe.

Les enfants se sont bien adaptés, et les professeurs se sont bien adaptés, mais au niveau de la qualité de l’éducation, je me questionne. C’est quoi, leur avenir? Surtout quand tu as des enfants en 12e année qui vont aller à l’université. Est-ce qu’ils seront vraiment préparés?

Le grand défi, c’est le côté électronique

Yanick Harrison est travailleur autonome, tandis que sa femme est obligée de travailler à l’extérieur. C’est donc lui qui devra jeter un oeil sur son fils qui est en 8e année pour s’assurer que ses cours se passent bien.

Pour lui, le plus grand défi est le temps que son fils va passer devant les écrans. Il en comprend bien la nécessité pour l'enseignement en ligne, mais pense aussi que trop d’électronique peut nuire aux enfants et à la façon dont ils interagissent avec les autres.

Il faut trouver un équilibre et c'est la responsabilité des parents de surveiller ça.

Yanick Harrison

Par contre, il reconnaît aussi les côtés positifs de cette mesure : On va avoir de la flexibilité, on va pouvoir jouer dehors, on va avoir plus de temps à passer avec ses enfants.

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