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« Achetez local » pour soutenir les commerces, demandent Doug Ford et John Tory

Une femme qui porte un manteau d'hiver regarde des arbres décorés pour Noël.

Devoir fermer pour un mois juste avant Noël est un nouveau coup dur pour les commerçants des zones confinées.

Photo : CBC/Andrew Lee

Radio-Canada

Alors que nombre de petits commerçants se demandent s’ils survivront à l’hiver, des politiciens ontariens pressent les consommateurs de faire leurs achats chez des marchands indépendants, à l’approche des Fêtes.

Toronto et la région de Peel, juste à l’ouest, sont retournées en confinement lundi. Les restaurants et les magasins peuvent y offrir la livraison, les commandes à emporter et la cueillette des achats sur le trottoir, mais ne sont pas autorisés à servir les clients à l’intérieur.

Des commerces jugés essentiels (épiceries, pharmacies, quincailleries, etc.) font exception et peuvent toujours accueillir les consommateurs, en respectant certaines limites.

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) crie à l’injustice.

Doug Ford a signé l’arrêt de mort de milliers et de milliers d'entreprises, a déclaré son PDG, Dan Kelly.

Des clients sortent de chez Costco avec le panier d'épicerie.

Des magasins à grande surface sont ouverts parce qu'ils vendent des produits essentiels, comme de la nourriture, mais ils continuent aussi à vendre d'autres articles.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Des grandes surfaces, comme Walmart, par exemple, qui ont une pharmacie et vendent des aliments, demeurent ouvertes et peuvent vendre l’ensemble de leur marchandise. Ainsi, il est impossible d’entrer dans une librairie indépendante, mais vous pouvez très bien acheter un livre dans une pharmacie ou à Costco.

Questionné en début de semaine, le premier ministre Doug Ford a expliqué qu’ouvrir seulement certaines sections d’un grand magasin qui vend des produits essentiels serait impossible à gérer.

Doug Ford en point de presse.

Le premier ministre ontarien, Doug Ford

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Mercredi, après avoir énuméré les mesures d’aide de son gouvernement, il a demandé aux Ontariens de faire affaire avec les marchands locaux, pour les achats des Fêtes.

Je sais que c’est facile d’aller dans les grandes surfaces ou d’acheter des grands sites en ligne, comme Amazon, a-t-il plaidé lors de sa conférence de presse quotidienne. Mais peu importe ce dont vous avez besoin, il y a probablement un commerçant de votre quartier qui le vend.

Le premier ministre a aussi encouragé les Torontois à s’arrêter chez le pâtissier ou le boulanger du coin, à ne pas hésiter à commander des mets à emporter des restaurateurs et à acheter des cadeaux du magasin de jouets du quartier.

Le maire de Toronto a pour sa part prié les gens de ne pas se précipiter aux ventes du Vendredi fou. Franchement, je considère que les commerces qui peuvent ouvrir, pour des raisons techniques, ne devraient pas avoir de ventes du Vendredi fou en magasin, a réitéré John Tory, citant les risques de propagation de la COVID-19.

S’il vous plaît, magasinez en ligne ou achetez des commerces locaux qui peuvent vous servir en bordure de trottoir. Ils ont besoin de vous présentement, plus que jamais.

John Tory, maire de Toronto
Une enseigne de marché d'artisanat qui précise aux clients qu'ils ne peuvent entrer dans le commerce.

Les petits commerces ont besoin de règles plus équitables, selon la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante.

Photo : CBC/Oliver Walters

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante réclame l’adoption d’une stratégie pour favoriser les petits commerces et des changements aux règles. Ceux-ci pourraient ainsi ouvrir leurs portes avec un maximum de trois employés et en n'accueillant pas plus de trois clients à la fois. Le magasinage sur rendez-vous serait encouragé.

L'organisme estime que les programmes provinciaux d’aide actuels représentent une goutte d’eau dans l’océan.

Après avoir été forcés de fermer pendant des mois au début de la pandémie, soutient-il, les commerçants ont absolument besoin du magasinage des Fêtes s’ils veulent survivre.

S'ils manquent quatre semaines à la fin novembre, début décembre, c'est fini, soutient Dan Kelly. Nous allons assister à des fermetures massives.

Avec les informations de Brandie Weikle de CBC

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