•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

30 ans après la mort de Neil Stonechild : du progrès, mais encore du travail à faire

Portrait de Neil Stonechild, cheveux longs et casquette sur la tête.

Le 25 novembre 1990, Neil Stonechild, un Autochtone de 17 ans, a été retrouvé mort de froid en périphérie de la ville de Saskatoon (archives).

Photo : Tirée de CBC Saskatchewan

Trente ans après la mort de Neil Stonechild en périphérie de Saskatoon, qui avait été aperçu vivant pour la dernière fois à bord d’une voiture de la police municipale, des intervenants croient que les relations entre Autochtones et non-Autochtones se sont améliorées, mais qu'il reste encore du chemin à parcourir.

Qu’est-ce que l’affaire Neil Stonechild?

Le 25 novembre 1990, Neil Stonechild, un adolescent autochtone de 17 ans, est retrouvé mort de froid aux abords de la ville de Saskatoon. Il avait été aperçu vivant pour la dernière fois à bord d’une voiture de la police municipale. En 2004, le rapport d’enquête publique sur sa mort a révélé que la police municipale de Saskatoon avait joué un rôle dans sa disparition. Deux policiers ont été congédiés, mais aucune accusation n’a été déposée.

Selon une étudiante du programme d’études autochtones à l’Université des Premières Nations, Krysta Alexson, les relations entre la police de Saskatoon et les Autochtones se sont améliorées depuis l’affaire Neil Stonechild. Elle est toutefois d'avis que la situation n'est pas aussi bonne qu'elle le devrait.

Elle affirme, entre autres, qu’il serait nécessaire d’embaucher davantage de travailleurs sociaux pour aider les policiers lors de certaines interventions.

Pour ce qui est des relations entre les Autochtones et les non-Autochtones, Krysta Alexson déplore que des situations comme celle de Joyce Echaquan, une femme atikamekw morte dans des circonstances troubles dans un centre hospitalier du Québec, continuent à se produire encore aujourd’hui.

Même son de cloche du côté du chef de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde.

Perry Bellegarde, chef de l'Assemblée des Premières Nations, lors d'une conférence de presse.

Perry Bellegarde, chef de l'Assemblée des Premières Nations (archives)

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Selon lui, les relations entre Autochtones et non-Autochtones se sont grandement améliorées au cours des dernières décennies partout au pays. Toutefois, il affirme qu'il reste beaucoup de travail à faire pour combattre et enrayer le racisme systémique.

Le racisme systémique est dans toutes les sphères de notre société, dont le système de justice, soutient Perry Bellegarde. Il existe aussi dans notre système policier, il n'y a aucun doute là-dessus. On le retrouve aussi dans notre système d’éducation et aussi dans notre système de santé, comme on l’a vu avec Joyce Echaquan.

De son côté, le Service de police de Saskatoon affirme, dans un communiqué de presse, qu'elle a instauré plusieurs mesures pour réaffirmer son intention d’améliorer les relations avec les communautés autochtones. Cela implique notamment plus de partenariats avec des groupes de travail sociaux ainsi qu’avec des groupes de sécurité autochtones.

Avec les informations de Jean-Baptiste Demouy et de Karolina Rozwadowski

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !