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Chronique

Achats des Fêtes : l'empreinte écologique de nos vêtements

Des vêtements sont accrochés à des cintres dans un magasin.

Des vêtements sont accrochés à des cintres dans un magasin.

Photo : iStock

Maxime Denis

Chaque année, les ménages québécois dépensent près de 3000 $ en vêtements et accessoires, selon l'Institut de la statistique du Québec. Voici quelques pistes de réflexion pour nous aider à faire de meilleurs choix vestimentaires afin de réduire notre empreinte écologique.

Avant même l'achat vient la production, étape où le fabricant doit faire le choix d'une matière première verte. C'est le cas de la fondatrice de Gaïa & Dubos, Léonie Daignault-Leclerc.

Une femme devant un présentoir de vêtements durables.

La designer et fondatrice de Gaïa & Dubos, Léonie Daignault-Leclerc

Photo : Radio-Canada / Maxime Denis

Le plus gros défi, c'est de trouver des fournisseurs qui sont écologiques et de qualité, lance la designer de Québec, qui a fondé sa propre marque en 2015 afin de créer une mode durable. Pour ce faire, elle s'est fiée à deux certifications.

La soie, la laine et le coton qu'elle utilise sont tous certifiés biologiques par la Global Organic Textile Standard (GOTS). Pour les matériaux recyclés, comme elle utilise beaucoup de tissus fabriqués à partir de bouteilles de plastique recyclées, elle se fie à la certification Global Recycled Standard (GRS).

La journaliste mode Madeleine Goubau

La journaliste mode Madeleine Goubau

Photo : Radio-Canada / Julien Lamoureux

La chargée de cours à l'École supérieure de mode de l'ESG de l'UQAM Madeleine Goubau doute des compagnies qui se vantent d'être bonnes pour l'environnement.

Comment un vêtement peut être bon pour l'environnement? J'ai vraiment de la misère à voir comment c'est possible.

Une citation de :Madeleine Goubau, chargée de cours, École supérieure de mode, ESGUQAM

Comme client, il faut faire attention aux compagnies qui se targuent d'être écolo. Actuellement, aucune règle précise n'encadre l'utilisation des termes éthique et responsable.

L'industrie veut aller vers là. Maintenant, est-ce que ce qu'on nous propose est réellement aussi responsable ou éthique qu'on nous le dit? Je crois que ce n'est pas toujours le cas, résumé Mme Goubau.

Des vêtements made in Québec

La confection des vêtements de Léonie Daignault-Leclerc est entièrement faite au Québec. Elle collabore notamment avec Confection C. Cliche, basée à St-Odilon, en Beauce.

Ses clients ont répondu en grand à l'appel d'acheter local lancé au printemps par le premier ministre du Québec, François Legault.

Les mois de mars et avril 2020 ont été mes meilleurs mois à vie!

Une citation de :Léonie Daignault-Leclerc, designer et fondatrice de Gaïa & Dubos

Manque de critiques

Selon Madeleine Goubau, les blogues sur la mode pullulent sur le web, mais trop peu informent concrètement sur la qualité des produits.

Ce n'est pas du tout un thème journalistique où l'on s'est permis par le passé d'être critique. Parce qu'on avait peur de perdre ces annonceurs-là. Ce qui fait en sorte que le public a accès à très peu d'informations rigoureuses, explique-t-elle.

Léonie Daignault-Leclerc fournit d'ailleurs des solutions concrètes pour faire des choix éclairés dans son livre intitulé Pour une garde-robe responsable.

Le livre intitulé Pour une garde-robe responsable sur un bureau avec son autrice Léonie Daignault-Leclerc en arrière-plan.

La designer et fondatrice de Gaïa & Dubos, Léonie Daignault-Leclerc

Photo : Radio-Canada / Maxime Denis

Consommer moins, mais consommer mieux. C'est vraiment d'apprendre à acheter des vêtements qu'on aime, conseille la designer pour éviter de surconsommer.

De son côté, Madeleine Goubau rappelle le concept du En as-tu vraiment besoin?

En réalité, se permettre d'acheter moins de vêtements qui coûtent plus cher, qui sont mieux choisis, qu'on a peut-être même pris le temps de désirer – parce qu'on a dû économiser pour se les payer –, c'est pas mal les conditions nécessaires pour avoir une garde-robe qu'on aime vraiment et qui nous fait très bien, conclut-elle.

Saviez-vous que ?

L'industrie du vêtement représente le deuxième secteur le plus polluant au monde avec l'émission, chez les producteurs de vêtements, d'au moins 1,2 milliard de tonnes de CO2 par an.

Source : Pour une garde-robe responsable, de Léonie Daignault-Leclerc, aux Éditions La Presse

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