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Les commerçants albertains s'attendaient à plus de restrictions

Franck Bouilhol place des pots de crème glacée sur son stand au marché fermier Bountiful.

Franck Bouilhol pense avoir développé assez de stratégies après le premier confinement pour pouvoir survivre aux nouvelles mesures.

Photo : Radio-Canada

La limite de la capacité d’accueil des commerces à 25 % demandera peu d’adaptation pour la plupart des boutiques albertaines qui observaient déjà une telle mesure. Certains se demandent donc si elle aura un impact sur la pandémie.

L’affluence au marché fermier Bountiful, à Edmonton, n’a jamais regagné les niveaux d’avant la pandémie. Depuis le mois de mars, les vendeurs voient passer deux fois moins de clients qu’auparavant.

La responsable des communications, Elaine Doucette, a vérifié et même en comptant les commerçants, le marché n’a jamais accueilli plus de 25 % de sa capacité d’accueil depuis des mois.

Nous nous attendions à des restrictions beaucoup plus sévères à cause de ce qui s’est passé en mars, explique Mme Doucette.

Le vendeur de crèmes glacées Franck Bouilhol garde ainsi son optimisme, surtout qu’il a mis au point de nombreux outils de vente pendant le premier confinement. 

Nous sommes beaucoup plus armés qu’au premier confinement. Nous savons comment recevoir les gens ici, nous avons déjà une routine en place. Nous avons également beaucoup de sites Internet qui vendent nos produits et un système de livraison pour les personnes qui sont réticentes à se déplacer, explique M. Bouilhol.

Des clients plus prudents

Depuis quelques jours et face à la montée des cas en Alberta, les clients semblent préférer les ventes en ligne, ajoute-t-il.

Des stands dans un marché fermier intérieur.

Le marché fermier Bountiful à Edmonton peut accueillir 150 clients tout en respectant les mesures annoncées mardi en Alberta.

Photo : Radio-Canada

À un autre stand, le vendeur de crêpes Anthony Bertrand trouve l’incertitude un peu plus difficile, parce que sa pâte doit être préparée en fonction du nombre attendu de clients. 

On sait que le marché est bien adapté pour accueillir les gens, mais on sait que ça affecte les personnes. Est-ce qu’elles vont venir au marché? Est-ce qu’elles vont juste venir faire leurs courses ou prendre le temps de manger une crêpe? On ne sait pas, s’inquiète Anthony Bertrand. 

C’est un peu au jour le jour.

Anthony Bertrand, propriétaire Crèpes La Grenouille

Des questions sur la pertinence des mesures

À Calgary, les annonces du premier ministre albertain ont laissé perplexe le propriétaire de la boutique de macarons Ollia, David Rousseau. Comme au marché Bountiful, toutes les mesures sanitaires sont déjà en place dans son commerce depuis des mois.

Le jeune homme dans sa boutique de pâtisserie.

David Rousseau, fondateur de la boutique Ollia Macarons & Tea, à Calgary.

Photo : Ollia Macarons & Tea

Seuls deux clients sont acceptés dans la boutique, et les classes de préparation de macarons ont été annulées il y a deux semaines face à la hausse du nombre de cas.

Moi, je demande ce qu'on essaye vraiment de faire. C'est quoi, l'objectif ici? Est-ce qu'on pense qu'en faisant ces choses-là, que l’on fait déjà pour la plupart, on va réussir à réduire le nombre de cas à ce qu'on avait en avril? Si on veut vraiment faire en sorte que les chiffres baissent de manière importante, il faut prendre des mesures draconiennes, explique-t-il.

Il aurait préféré revenir aux restrictions du premier confinement, même si ses finances en auraient souffert.

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) souligne toutefois que, contrairement aux mesures du mois de mars, celles qui ont été annoncées mardi ne favorisent pas les grandes enseignes.

Les petits entrepreneurs ont une chance de survivre jusqu’en 2021, croit Annie Dormuth, la directrice des affaires albertaines de la FCEI.

Avec des informations d'Andréane Williams.

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