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Liste d’attente en santé mentale : l’opposition demande un plan concret

Une affiche du bureau de santé mentale de Moncton

Le temp d'attente pour une première consultation avec un psychologue dans le réseau public peut dépasser un an.

Photo : Radio-Canada / Ian Bonnell

Radio-Canada

Le gouvernement de Blaine Higgs répète vouloir faire de la santé mentale une priorité, mais l’absence de progrès depuis les dernières années laisse l’opposition sceptique. Les verts et les libéraux demandent au ministère de la Santé de lancer un véritable programme de recrutement et de rétention de professionnels en santé mentale.

Dans le discours du Trône, la province a promis un plan d’action de cinq ans visant à améliorer les services dans les établissements de santé mentale et de traitement des dépendances. Ce plan inclut notamment l'ouverture de cliniques sans rendez-vous.

Le gouvernement avait pourtant déjà un plan en santé mentale, de 2011 à 2018. De plus, ce n'est pas la première fois que Blaine Higgs dit vouloir accorder plus d'attention à ce secteur.

Plusieurs souhaitent maintenant que les engagements du Parti progressiste-conservateur se traduisent par des actions concrètes.

Le gouvernement identifie encore la santé mentale comme une priorité, mais il va falloir voir des actions. On ne peut pas laisser les gens du Nouveau-Brunswick dans cette situation avec des temps d’attente d’un an et parfois plus, lance le député et porte-parole libéral en matière de santé, Jean-Claude d’Amours.

Jean-Claude D'Amours en entrevue sur le trottoir devant une maison et un commerce

Jean-Claude D'Amours est porte-parole de l'opposition en matière de santé (archives).

Photo : CBC

Le député libéral note aussi une incohérence dans la décision du gouvernement Higgs de cesser de verser une somme de 40 000 $ à l'organisme Le Maillon, qui fournit des services de santé mentale dans les écoles de plusieurs régions de la province.

De quelle façon peut-on dire qu'on veut faire un plan sur cinq ans sur la santé mentale, mais en même temps, enlever de si petites ressources qui, pour un organisme comme Le Maillon, pouvaient être aussi importantes? demande-t-il.

La députée du Parti vert Megan Mitton croit elle aussi que le gouvernement peut faire mieux. Elle déplore que plusieurs personnes doivent payer elles-mêmes leurs soins et rappelle que la santé mentale ne représente que 5 % du budget en santé de la province.

Notre système de santé mentale n’est pas public. Beaucoup de gens doivent payer pour avoir de la psychothérapie, et ça devrait être payé par l'assurance maladie. Si les gens ne peuvent pas payer, elles doivent rester sur des listes d’attente d’un an, des fois plus.

Megan Mitton à Aulac le 14 avril 2019.

Megan Mitton, députée du Parti vert dans Tantramar-Memramcook (archives).

Photo : Radio-Canada

Recrutement et rétention

La solution au manque de services en santé mentale passe notamment par l'embauche de nouveaux professionnels.

Le député Jean-Claude D’Amours croit que le gouvernement a manqué à son devoir et n’a pas fait le nécessaire pour attirer et retenir les talents dans la province.

Parfois, je parle avec des professionnels de la santé ou des jeunes en formation et ils me disent qu’ils se font solliciter par les autres provinces avant de se faire solliciter par notre province, raconte-t-il.

Le gouvernement a la responsabilité de débuter une campagne de recrutement pour aller chercher des professionnels.

Jean-Claude D’Amours, député et porte-parole libéral en matière de santé

La députée Megan Mitton avance aussi la solution de former davantage de jeunes dans la province, en leur offrant des incitatifs comme des bourses d’études.

Ressources en santé mentale

Si vous ou un de vos proches êtes en détresse ou avez besoin d'aide, n'hésitez pas à vous rendre aux urgences ou à faire appel aux ressources suivantes :

Avec les informations de Michel Corriveau

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