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Éclosion aux Soeurs de la Charité: « On manque de bras »

Deux personnes, une à côté de l'autre,  à l'extérieur, devant l'entrée des Soeurs de la Charité

La soeur supérieure générale des Soeurs de la Charité, Monique Gervais, ainsi que l'administrateur Jean M. Gagné

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

L’éclosion qui frappe la congrégation des Soeurs de la Charité dans Beauport met en lumière un besoin criant d’infirmières au sein de l’équipe, plaide l’administrateur de l’établissement qui accueille 300 religieuses.

Bien que la situation se stabilise dans l'établissement, selon Jean M. Gagné, près de 70 religieuses de l’unité de soins sont toujours touchées par la COVID-19.

Nous avons une excellente collaboration de nos employés, ainsi que de l’équipe du CIUSSS. Mais je dirais que nous avons besoin d’infirmières, souligne le président du conseil et administrateur principal à la Corporation de services Mallet.

L’administrateur lance donc un appel aux infirmières et infirmiers à la retraite ainsi qu'à toutes les infirmières qui souhaiteraient venir en renfort. On manque de bras, dit-il.

L'extérieur de l'établissement des Soeurs de la Charité, en hiver, le jour

La Maison généralice des Soeurs de la Charité

Photo : Radio-Canada

Une vingtaine d’infirmières doivent travailler au sein de l’unité de soin de l’établissement, qui accueille 170 religieuses, incluant les 70 infectées. L’administrateur n’est cependant pas en mesure d’identifier combien d’infirmières de plus l’unité de soin aurait besoin.

Ce n'est pas la première fois qu'un gestionnaire de résidence pour personnes aînées lance ce genre d'appel lorsqu'il fait face à une éclosion. Cet été, le CHSLD privé Les Jardins du Haut Saint-Laurent se trouvait dans une situation similaire.

Aucun décès

Lors de cette mise au point sur la situation au sein des murs de l’établissement, M. Gagné a tenu à souligner qu’aucune religieuse n’est décédée de la COVID-19 jusqu’à maintenant. En plus des quelque 70 religieuses qui ont contracté le nouveau coronavirus, 59 employés sont aussi infectés.

Nous croyons aussi que c’est une personne à l’emploi de l’établissement qui a eu le virus en premier. Ce cas est connu depuis le 16 novembre, précise Jean M. Gagné.

L’enquête épidémiologique du CIUSSS de la Capitale-Nationale sera en mesure de déterminer la source exacte de l’éclosion. Mais nous faisions les choses dans le bon ordre, nous suivions les conseils. Nous avons un personnel extraordinaire, ajoute-t-il.

Plan rapproché de Monique Gervais, à l'extérieur, elle porte un manteau d'hiver et un foulard

La soeur supérieure des Soeurs de la Charité, Monique Gervais

Photo : Radio-Canada

Un message d’espoir

La soeur supérieure générale, Monique Gervais, était aussi présente lors de l’entrevue. Elle souhaitait s’adresser aux membres de sa communauté, ainsi qu’aux familles des religieuses.

Ce sont des moments comme ceux-ci qu’il faut passer à travers grâce à notre foi. Ça devient un précieux secours. On sait aussi qu’on est bien accompagné, mentionne la soeur supérieure.

Cette dernière assure que les familles des religieuses de l’unité de soin reçoivent régulièrement des nouvelles sur la situation au sein de l’établissement.

Avec les informations de Pierre-Alexandre Bolduc

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