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L’Alberta franchit le seuil de 500 morts liées à la COVID-19

Un employé de l'hôpital met son masque.

Un décès précédemment attribué à la COVID-19 a été retiré du décompte global, car il n'était finalement pas le résultat de cette maladie, indique le porte-parole du ministère provincial de la Santé, Tom McMillan.

Photo : Services de santé Alberta/Leah Hennel

Avec neuf décès supplémentaires enregistrés en 24 heures, l’Alberta a franchi mercredi le seuil de 500 personnes mortes de la COVID-19. La province rapporte également 1265 nouveaux cas de la maladie, portant le total des cas actifs à 13 719.

Parmi les neuf décès, sept sont liés à des foyers pour personnes âgées dans les zones d’Edmonton et de Calgary. Les deux autres décès concernent un octogénaire de la zone de Calgary et un septuagénaire de celle d'Edmonton. Par ailleurs, 4 des 11 décès sont associés à une comorbidité, selon la province.

En tout, 355 personnes sont hospitalisées dans la province, dont 71 aux soins intensifs.

Quatres infirmières se préparent à rentrer dans un bloc opératoire.

Un total de 70 lits aux soins intensifs étaient initialement réservés pour des patients atteints de la COVID-19 en Alberta.

Photo : Services de santé Alberta/Leah Hennel

De 70 à 400 lits aux soins intensifs

Face à l’augmentation du nombre de cas de la maladie et aux nombreuses éclosions dans les établissements de soins de courte durée, le ministère de la Santé prévoit augmenter, au cours des prochaines semaines, le nombre de lits d'hôpitaux disponibles à l’échelle de la province.

Il mettra ainsi à la disposition des patients atteints de la COVID-19, plus de 2000 lits de soins de courte durée et jusqu’à 400 lits de soins intensifs, indique la médecin hygiéniste en chef de l’Alberta, Deena Hinshaw.

J’espère que nous n'aurons jamais à utiliser ce volume de lits pour des patients atteints de la COVID-19.

Une citation de :Deena Hinshaw, médecin hygiéniste en chef de l’Alberta

Dans certains cas, ce seront de nouveaux lits, et dans d’autres, des lits existants d'hôpitaux qui se seront libérés après le transfert de patients dans des lits de soins continus dans la communauté, précise-t-elle.

Pour atteindre cet objectif, Services de santé Alberta (AHS) transférera, dans la mesure du possible, certains patients des soins actifs aux soins continus, déplacera des patients dans des régions de la province moins touchées, réaménagera d’autres zones cliniques pour fournir des soins intensifs et, si nécessaire, réduira le nombre de chirurgies non urgentes à l'horaire, ajoute la Dre Hinshaw.

Un patient atteint de la COVID-19 est transféré sur civière.

À compter de mercredi, AHS modifie les règles entourant les visites dans les hôpitaux de soins de courte durée où il y a des éclosions.

Photo : AP / Francisco Seco

Nouvelles règles de visites dans les hôpitaux

À compter de mercredi, AHS modifie les règles entourant les visites dans les hôpitaux de soins de courte durée où il y a des éclosions.

Un seul membre de la famille ou personne de soutien désignée sera autorisé à rendre visite à un patient admis à l’hôpital et en soins ambulatoires, y compris les services d'urgence. Il en est de même pour les unités de maternité ou post-partum.

Jusqu’à deux membres de la famille ou personnes de soutien désignées pourront visiter un patient admis en pédiatrie, aux soins intensifs néonatals ou aux soins critiques.

Un seul membre de la famille ou personne de soutien désigné sera autorisé à rendre visite à un patient en situation de fin de vie. La présence de tout autre visiteur doit être organisée au préalable avec l’établissement ou l'unité.

Nous reconnaissons que ces restrictions sont très difficiles pour les patients, les familles, les proches, le personnel et les médecins, a déclaré la Dre Hinshaw. Mais ces mesures temporaires sont mises en œuvre pour aider à réduire les risques d'exposition et la propagation du virus dans les établissements de AHS.

État d’urgence local à Calgary

Les zones de Calgary et d’Edmonton totalisent chacune plus de 20 000 infections de COVID-19, depuis le début de la pandémie. La zone d’Edmonton est actuellement la plus touchée, avec 6268 cas. Elle est suivie par celle de Calgary, qui en compte 5028.

Mercredi après-midi, le maire de Calgary, Naheed Nenshi, a décrété l’état d’urgence locale dans sa ville, un jour après que le gouvernement de l'Alberta eut annoncé de nouvelles restrictions pour endiguer la propagation du virus.

Il précise que cet état d’urgence local, même s’il le permet, ne sera pas accompagné, pour l'instant, de nouvelles mesures dans la métropole albertaine. Selon lui, ce pouvoir permet à la ville de demander de l'aide financière d'autres niveaux de gouvernement, et de se procurer les ressources nécessaires pour protéger sa population, incluant les plus vulnérables.

Ce que nous pourrions faire, c’est d’émettre des mesures complémentaires à celles de la province, mais uniques à Calgary.

Une citation de :Naheed Nenshi, maire de Calgary.

Ainsi, à titre d'exemple, l'ordre d'hier a forcé la fermeture des terrains de jeux intérieurs, mais pas nécessairement celles des parcs et des jardins intérieurs, cite-t-il.

Naheed Nenshi s’est abstenu de critiquer les nouvelles restrictions bien qu’il ait dit ne pas comprendre le fait que les casinos pouvaient rester ouverts alors que d’autres entreprises et des écoles, elles, fermaient. À l'heure actuelle, la province a pris une décision et nous allons la soutenir, a-t-il déclaré.

Edmonton n'emboîte pas le pas

Pour l'instant, la Ville d’Edmonton n’emboîtera pas le pas, a indiqué son maire Don Iveson. La Ville ne recommande pas, pour l’instant, qu'un état d'urgence local soit décrété par le conseil consultatif d’urgence, mais elle continuera de surveiller la situation et fera cette recommandation si nécessaire.

Don Iveson, exhorte les résidents de sa municipalité à suivre les nouvelles restrictions annoncées par la province. Il dit être prêt à mobiliser ses ressources afin d’appuyer les efforts de la province en ajoutant notamment, avec la permission du gouvernement, des agents de la paix chargés de veiller au respect des règlements.

Les trois prochaines semaines sont un test crucial pour les individus, les familles, les entreprises et la communauté. Les restrictions obligatoires sont des panneaux d'arrêt destinés à entraîner un changement de comportement immédiat, a renchéri son directeur municipal par intérim, Adam Laughlin.

Don Iveson indique que la ville évaluera l’impact des nouvelles mesures sur ses services et fournira une mise à jour complète au Comité consultatif d’urgence (EAC) du conseil municipal le 27 novembre.

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