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500 casiers à homard illégaux saisis dans la baie Sainte-Marie

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Montage de deux photos de saisie de casiers à homard.

Des saisies de casiers à homard effectuées par Pêches et Océans Canada les 21 et 22 novembre 2020 à la baie Sainte-Marie, en Nouvelle-Écosse.

Photo : Gracieuseté

Radio-Canada

Près de 500 casiers à homard ont été saisis dans la baie Sainte-Marie, en Nouvelle-Écosse, confirme mercredi le ministère fédéral des Pêches.

Les opérations des agents fédéraux se sont déroulées pendant la journée, samedi et dimanche, indique Todd Somerville, directeur de la conservation et de la protection pour le ministère des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne (MPO) dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

Un nombre important de casiers utilisés pour pêcher le homard ont été inspectés, précise M. Somerville. On a saisi presque 500 casiers pour des raisons variées, dit-il.

Casiers de pêcheurs autochtones parmi ceux saisis

Cet équipement ne respectait pas les normes établies, ajoute-t-il. Les agents du MPO procèdent maintenant à une inspection plus minutieuse de ces casiers pour en déterminer l’appartenance.

Nous pouvons confirmer que certains de ces casiers appartiennent à des communautés autochtones, a dit Todd Somerville, mercredi. D'autres casiers n'appartiennent pas à des Autochtones, précise-t-il.

Todd Somerville en entrevue par webcam.

Todd Somerville, directeur de la conservation et de la protection au ministère des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, en entrevue par webcam le 25 novembre 2020.

Photo : Radio-Canada

Il affirme que les dirigeants et représentants des Premières Nations dans cette région ont été mis au courant de manière transparente des opérations du ministère fédéral avant, pendant et après leur déroulement.

Les agents de Pêches et Océans Canada ont aussi remis à l’eau quelque 6000 homards vivants, a indiqué M. Somerville.

Des homards morts ont aussi été trouvés dans certains casiers, mais M. Somerville ne pouvait spécifier la quantité pour le moment.

Ce n’est qu’à la conclusion de l’enquête que mène Pêches et Océans que le ministère pourra, s’il y a lieu, recommander le dépôt d’accusations, a indiqué M. Somerville.

Une saisie d’environ 500 casiers à homard est notable dans cette région, dit le représentant du MPO, mais pas nécessairement exceptionnelle. Nous avons eu des opérations d’une ampleur similaire dans le passé, souligne-t-il.

Mike Sack filmé par son téléphone cellulaire dans son véhicule sur le bord de l'eau.

Mike Sack, chef de la Première Nation de Sipekne'katik, en entrevue par téléphone le 25 novembre 2020.

Photo : Radio-Canada

Le chef de la Première Nation de Sipekne'katik, Mike Sack, confirme que certains des casiers saisis sont ceux que sa communauté utilise pour la pêche de subsistance lancée en septembre à la baie Sainte-Marie. Je présume que de 250 à 300 casiers appartiennent à nos pêcheurs , a-t-il dit mercredi après-midi.

M. Sack affirme qu'il y a eu malentendu dans certains cas, et que certains des casiers saisis seront rendus aux pêcheurs de sa communauté.

Ce n'étaient pas les bons numéros [de casiers] qui leur avaient été transmis – ou n'avaient pas été transmis. Nous avons clarifié tous nos chiffres et transmis une nouvelle liste mise à jour, soutient-il. On va nous redonner les casiers étiquetés, car ils sont à nous. Les autres, nous ne sommes pas certains de savoir à qui ils appartiennent.

Mike Sack voit d'un bon œil les opérations du MPO. Il rappelle qu'il demandait depuis des mois l'intervention des agents pour retirer des casiers qui servaient à faire une pêche illégale.

Nous n'aimons pas voir nos casiers saisis, mais nous croyons qu'il y a aussi des casiers qui n'appartiennent pas à notre communauté, a-t-il mentionné.

Martin Mallet devant sa webcam.

Martin Mallet, directeur général de l'Union des pêcheurs des Maritimes, en entrevue par webcam le 25 novembre 2020.

Photo : Radio-Canada

Martin Mallet, le directeur général de l'Union des pêcheurs des Maritimes (UPM), qualifie la saisie d’excellente nouvelle.

Il dit lui aussi que l’UPM et d’autres associations de pêcheurs réclamaient depuis plusieurs mois que le ministère des Pêches mène des opérations comme celle de la fin de semaine.

Martin Mallet continue d’affirmer que c’est la conservation de l’espèce qui motive les pêcheurs commerciaux. Il n’y a aucune association qui est contre l'intégration des pêcheurs autochtones dans la pêche commerciale, a-t-il maintenu mercredi.

M. Mallet ne confirme pas s’il y a eu des casiers appartenant à des pêcheurs représentés par son association parmi ceux saisis par le MPO.

C'est possible. Nous, on n'a pas cette information-là pour l'instant, dit-il. On sait qu'il y a des permis qui viennent de différentes sources, de différentes bandes autochtones et, possiblement aussi, de pêcheurs non autochtones qui auraient été carrément perdus sur le fond [de l’eau] avec des tempêtes, par exemple.

Les agents de Pêches et Océans Canada procèdent à des inspections pour s'assurer que les pêches s'effectuent légalement, de façon sécuritaire, et dans le respect des mesures de conservation de l'espèce.

Selon Todd Somerville, du ministère des Pêches, la surveillance dans la région va continuer d’ici à l’ouverture de la saison de la pêche au homard des zones 33 et 34, lundi prochain.

D'après le reportage de Nicolas Steinbach

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