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Prévention du suicide : une application pour gérer son état mental voit le jour

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Un téléphone intelligent dans une main. On voit une application sur le bien-être ouvert, avec des thèmes comme Me mettre en action et me calmer.

L'application de l'Association québécoise de prévention du suicide est financée en partie par le ministère de la Santé.

Photo : Radio-Canada

Alors que la pandémie augmente le nombre de demandes d’aide en santé mentale, l’application mobile Mes outils est maintenant offerte au Québec.

Grâce à un journal de bord et à des outils d’autogestion de la détresse, la nouvelle application mobile devient une ressource complémentaire en santé mentale, qui agit principalement sur le plan de la prévention.

Si la personne est en détresse, ce n’est pas nécessairement vers l'application qu’elle va se diriger. Mais, cet outil, il sera là pour prévenir et accompagner les personnes dans leur gestion de leur état mental, précise Jérôme Gaudreault, directeur général de l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS).

Ce dernier souligne que les personnes en détresse n’ont pas des idées suicidaires tous les jours, mais qu’elles peuvent avoir besoin d’un suivi tous les jours. Avec l’application, il est possible de surveiller nos symptômes, se doter d’une stratégie pour aller mieux, avoir des outils pour se calmer, illustre-t-il.

Au coeur de la stratégie numérique de l'AQPS, l’application peut être téléchargée gratuitement sur les téléphones intelligents.

Plan rapproché de Jérôme Gaudreault devant une affiche sur laquelle on peut lire : Ensemble on peut prévenir le suicide.

Jérôme Gaudreault est le directeur général de l'Association québécoise de prévention du suicide.

Photo : Radio-Canada

Nous sommes donc en période d’embauche pour pouvoir combler tous les postes d'intervenants et au printemps, nous allons aussi offrir le service de clavardage 24 heures/24, 7 jours/7, explique M. Gaudreault.

Ce service est offert depuis le 15 octobre sur le site suicide.ca (Nouvelle fenêtre), mais seulement du mercredi au dimanche entre 16 h et 23 h.

Un virage nécessaire

Le directeur général de l’AQPS soutient que le nombre de suicides au Québec n’est pas en augmentation, malgré le contexte difficile qu’est celui de la COVID-19. Par contre, les demandes d’aide en santé mentale continuent d’augmenter.

Pour répondre à la demande, le virage numérique était nécessaire, d'après lui, et ce, bien avant la pandémie. C'est pourquoi l’Association s’est adaptée.

Avec les intervenants, on a développé des formations pour nous aider à outrepasser l’absence de voix avec les personnes qui demandent de l’aide en ligne, indique Françoise Roy, responsable clinique de l'intervention numérique à l’AQPS.

Le défi est de transmettre de l'empathie par le clavier.

Françoise Roy
Plan rapproché de François Roy, souriante.

Françoise Roy est responsable clinique de l'intervention numérique à l'Association québécoise de prévention du suicide.

Photo :  Capture d’écran /FaceTime

La responsable explique que les intervenants doivent démontrer à plusieurs reprises qu'ils sont à l’écoute de la personne. Ils peuvent l'interpeller en utilisant son prénom - si la personne l’a donné - ou le pseudonyme de son choix. Une autre chose importante à faire est de revenir sur des éléments de la conversation, pour montrer qu’on suit bien, qu’on est à l’écoute, dit-elle.

La personne qui utilise le service de clavardage et les autres outils ne doit pas sentir qu’elle parle à un robot. Il faut développer le sentiment de sécurité, poursuit Mme Roy.

Besoin d'aide?

100 000 interventions par année

Après les attaques du Vieux-Québec, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, a annoncé une nouvelle enveloppe de 100 millions de dollars pour les services en santé mentale.

De ce montant, près de 5 millions iront notamment dans la stratégie numérique en collaboration avec l’Association québécoise de prévention du suicide.

Cette aide financière accompagnera l'Association dans son objectif d’effectuer 100 000 interventions par année, dès que le service de clavardage à temps complet est mis en place au printemps, nous dit le directeur général.

Jérôme Gaudreault assure que les services numériques de l’Association sont 100 % confidentiels et que les intervenants n'auront pas accès aux données inscrites par les usagers sur l'application mobile.

Il existe d’autres applications mobiles en prévention du suicide au Québec, mais elles n'ont pas la même mission que celle de l'AQPS. Par exemple, celle du Regroupement des services d'intervention de crise du Québec permet de découvrir en quelques clics les ressources d’aide disponibles dans une région donnée.

Avec les informations de Pierre-Alexandre Bolduc

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