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La hausse des hospitalisations inquiète la santé publique de Montréal

Une patiente aînée transportée sur une civière par des ambulanciers.

Mercredi, les autorités médicales faisaient état de 207 personnes hospitalisées en raison de la COVID-19.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

L’augmentation constante du nombre d'hospitalisations dues à la COVID-19 inquiète les autorités médicales montréalaises à l’approche des Fêtes, qui sont habituellement une période d’achalandage élevé dans les hôpitaux.

Bien que la situation soit relativement stable à Montréal, les autorités constatent une importante augmentation du nombre d’hospitalisations liées à la COVID-19 depuis deux mois, a souligné mercredi Sonia Bélanger, PDG du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud-de-l’Île-de Montréal.

Mercredi, les statistiques quotidiennes faisaient état de 207 malades de la COVID-19 hospitalisés dans les établissements de santé de Montréal, dont 29 traitées aux soins intensifs, des chiffres qu'on n'avait pas vu depuis plusieurs semaines, signale Mme Bélanger.

Depuis le mois de septembre, on a une montée constante et pour la première fois, nous avons franchi la ligne de 200 patients hospitalisés dans l’ensemble des hôpitaux montréalais.

Sonia Bélanger, PDG du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de Montréal

La situation est de plus en plus préoccupante dans les hôpitaux, surtout à l’approche du temps des Fêtes parce qu’on sait, historiquement, que la période des Fêtes est toujours une période où il y a plus d’achalandage, avec l’arrivée des mois d’hiver, explique-t-elle.

Ces 200 patients s’ajoutent à la pression habituelle qu’on vit dans les hôpitaux à cette période de l’année, a rappelé Mme Bélanger, en soulignant qu’il faut à tout prix éviter de surcharger le système de santé au cours des prochaines semaines.

Autrement, les reports de chirurgies et se soins pourraient se multiplier cet hiver sans compter les risques d'épuisement du personnel de la santé qui a connu peu de répit depuis neuf mois.

Rien ne peut être tenu pour acquis, a rappelé Mme Bélanger aux Montréalais.

Cette augmentation des hospitalisations est cependant loin des pics enregistrés durant la première vague de la pandémie où plusieurs centaines de personnes étaient hospitalisées au quotidien à Montréal, dont parfois près d'une centaine aux soins intensifs.

La contagion demeure stable

Selon la Dre Mylène Drouin, directrice de la santé publique de Montréal, environ 270 nouveaux cas de COVID-19 sont rapportés chaque jour en moyenne dans la métropole, où la contagion demeure somme toute sous contrôle.

La vaste majorité de ces cas proviennent d’une transmission communautaire soutenue, précise Mme Drouin. Près de la moitié des nouveaux cas rapportés chaque jour ont contracté la maladie auprès d’autres personnes au sein de leur domicile ou au contact d’amis ou de parents.

Malgré la tension à laquelle est soumis le système de santé montréalais, la santé publique n’anticipe pas à court terme de dépassement de la capacité des hôpitaux de la ville.

Pour ce qui est de la période des Fêtes, la Dre Mylène Drouin s’en remet aux directives de la santé publique du Québec qui recommande d’assister à un maximum de deux rassemblements (de moins de 10 personnes) au cours des quatre jours où les rencontres de famille seront autorisées. Tout cela dans la mesure où on peut observer une quarantaine d’une semaine avant et après ces réunions.

Le respect de la semaine de quarantaine avant les rassemblements des Fêtes sera aussi très important pour éviter d’amener le virus avec nous dans les rassemblements, a prévenu Mylène Drouin.

La directrice de la santé publique de Montréal en a profité pour rappeler qu’avec l’hiver qui s’installe, le port de foulard, d’écharpe ou de cache-cou ne remplace pas l’efficacité d’un masque porté adéquatement, notamment dans les transports en commun.

Mme Drouin demande également aux gens de ne pas aller subir un test de dépistage avant de se rendre célébrer Noël s’ils ne ressentent aucun symptôme ou qu’ils n’ont pas eu de contact avec une personne infectée pour s’assurer de préserver les ressources de dépistage pour les personnes les plus susceptibles d’être porteuses de la maladie.

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