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Une visite à l'hôpital aurait provoqué l'éclosion à la résidence Cardinal-Vachon

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L'éclosion est survenue à l'unité de soins de la résidence Cardinal-Vachon

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

C'est un patient de retour après 24 h à l'hôpital qui aurait provoqué une éclosion à la résidence Cardinal-Vachon, à Beauport, selon son directeur général. Trente-trois résidents ont contracté la COVID-19 depuis, de même que huit employés.

Le directeur général de l’établissement, Robert Turgeon, soutient que l'un de ses résidents aurait contracté la maladie après avoir passé moins de 24 heures à l'hôpital.

Selon lui, le patient a été placé en isolement à son retour à la résidence, mais est demeuré trois jours à l'unité de soins. Après l'apparition de symptômes, il a ensuite été transporté de nouveau à l'hôpital.

C'est l'hôpital qui nous a avisés du test positif. Dès le lendemain, nous avons accentué la surveillance des symptômes des autres résidents, précise M. Turgeon.

Le DG affirme toutefois que les résidents qui demeurent sur l'étage des soins sont errants et que le virus s'est ainsi propagé, malgré des mesures mises en place. C'est d'ailleurs sur cet étage que tous les cas actifs ont été recensés.

Nous les avons isolés de manière préventive et nous avons demandé des tests. Tout a été fait selon les meilleures pratiques

Robert Turgeon, DG de la résidence Cardinal-Vachon

M. Turgeon affirme que les résidents qui vont à l'hôpital moins de 24 h ne sont pas testés systématiquement. Je ne lance la balle à personne, soutient-il, affirmant être soutenu dans cette tempête par la santé publique.

Questionné à ce sujet, le CHU de Québec a refusé de commenter des cas particuliers.

Recrutement difficile

La direction de la résidence Cardinal-Vachon indique avoir été obligée de mettre en place un plan de restructuration de sa main-d'oeuvre au mois de mai dernier. Par exemple, deux quarts de travail de jour et de soir sont maintenant occupés par des infirmières auxiliaires plutôt que par des infirmières.

Il n'y a eu aucune mise à pied, simplement une mise à jour du plan de main d'oeuvre pour refléter la réalité du milieu, assure M. Turgeon, soulignant faire face à un problème de pénurie de personnel. Les deux quarts d'infirmières de nuit demeurent inchangés.

Malgré ces changements, M. Turgeon assure que le nombre d'infirmières total est demeuré le même.

Tout le personnel s'est vu octroyer des postes rehaussés, notamment grâce à l'octroi d'heures garanties pour retenir le personnel, précise le directeur.

Des primes ont également été accordées aux employés qui en référaient d'autres.

Toutefois, la résidence confirme qu'elle n'a pas eu le choix de recruter du personnel en agence, comme c'est le cas ailleurs, déclare le DG, étant donné que la COVID frappe vraiment fort.

Selon Robert Turgeon, les employés embauchés par les agences avaient une entente en zone froide, qui stipulait qu'ils étaient dédiés exclusivement à ces secteurs.

Trois résidents transférés

L'état de santé de certains résidents se dégrade, considérant qu'ils sont déjà dans un état précaire, ajoute le DG.

Pour l'instant, trois résidents ont été transférés vers un centre hospitalier. Il s'agit de deux de plus que mardi.

La résidence privée qui possède 148 unités est considérée comme un milieu d'éclosion par le CIUSSS de la Capitale-Nationale depuis lundi.

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