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La petite ville de Claresholm accueille ses nouveaux travailleurs

Le panneau à l'entrée du musée de Claresholm.

Claresholm fait partie des 11 communautés qui ont été choisies par Ottawa pour participer à un projet pilote d'immigration (archives).

Photo : Travel Alberta

Radio-Canada

Dans le cadre d’un programme pilote d’immigration fédéral pour endiguer la pénurie de main-d'œuvre, la Ville de Claresholm, en Alberta, a sélectionné 17 travailleurs en cette première année.

Malgré la pandémie, 7 d'entre eux sont déjà installés au sein de la petite municipalité de 3800 habitants, située à 130 km au sud de Calgary.

Ce sont des personnes qui étaient déjà au Canada avant la COVID-19 avec différents permis de travail, explique Brady Schnell, agent de développement économique de Claresholm. En effet, le Programme pilote d'immigration dans les communautés rurales et du Nord auquel la Municipalité participe est ouvert aux non-résidents à l'extérieur du pays, mais également à ceux qui vivent au Canada avec un statut légal, précise M. Schnell.

Parmi les candidats sélectionnés, il y a Joachim Chisanga. C'est le pasteur de Claresholm, où il vit avec sa femme et leurs quatre enfants. Originaire de Zambie, il a immigré à Vancouver en 2015 avant de s’installer à Claresholm à la fin de 2017. Cela faisait alors plus de trois ans que la communauté cherchait un pasteur. 

Être pasteur, ce n’est pas un travail qu'on fait quelque temps à un endroit, avant de changer, souligne M. Chisanga. On vient pour les gens. On construit des relations dans la durée, c’est un projet à long terme. Donc, pour moi, ce programme, c’est une bonne occasion.

J’étais un bon candidat, puisque j’ai l’intention de rester ici.

Joachim Chisanga, pasteur

Dans le cadre du projet pilote, la Ville a recommandé Joachim Chisanga, qui a ainsi pu faire une demande de résidence permanente. Au-delà de sa situation personnelle, le pasteur est convaincu que ce projet est une très bonne initiative pour les communautés rurales qui doivent faire face à la concurrence des grandes villes lorsqu’il s’agit d’attirer de nouveaux arrivants. 

Claresholm a décidé de participer au projet du gouvernement fédéral, car de nombreuses entreprises locales ont du mal à recruter des travailleurs depuis plusieurs années, souligne M. Schnell. D’après lui, la pénurie de main-d'œuvre touche de nombreux secteurs, notamment les services, le transport, l’industrie et la production alimentaire.

C’est justement une usine agroalimentaire de Claresholm qui a offert un emploi à Gemma Miguel. Originaire des Philippines, elle travaille au Japon comme ingénieur mécanique depuis quatre ans. C’est là qu’elle attend sa résidence permanente. La pandémie retarde ma procédure, dit-elle.

Dans quelques années

Elle a découvert Claresholm par l'intermédiaire de sa sœur, qui y a vécu un temps. Mme Miguel s’installera en Alberta avec son mari et sa fille de 16 ans. Le poste qu’on m’offre est un peu éloigné de mon domaine, reconnaît-elle. Mais j’ai saisi cette occasion, car je veux immigrer au Canada. [Je le fais] pas pour moi, mais pour ma fille.

Ma décision va changer l'avenir de ma fille.

Gemma Miguel

Le programme pilote d’immigration durera trois ans. Le nombre de candidats sélectionnés sera réévalué chaque année. Lorsque nous avons lancé notre portail en ligne en février, plus de 350 personnes s’inscrivaient et déposaient leur CV chaque jour, se souvient-il. Aujourd’hui, il y a plus de 18 000 profils créés.

Toutefois, selon le chargé de développement économique, ce qui fera le succès de ce programme, c’est le nombre de travailleurs qui seront encore à Claresholm dans quelques années. Faire en sorte qu’ils restent, c’est le plus gros défi, admet-il. 

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