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Un quart de million en jeu à la Chasse à l’as de Paquetville

Un jeu de carte où l'as de pique est retourné.

La cagnotte de la Chasse à l'as de Paquetville s’élève à 260 984 $ en date du 24 novembre 2020.

Photo : Kevin Yarr, CBC

Le Centre des loisirs de Paquetville a récolté en une seule journée, mardi, un total de 209 150 $ grâce à la vente de billets pour sa Chasse à l’as. La cagnotte s’élève maintenant à plus d’un quart de million.

Pour le gérant du centre des loisirs de Paquetville et responsable de la loterie, André Pinet, l'important montant récolté mardi est une énorme surprise. La Chasse à l’as en ce moment, c’est la folie furieuse, dit-il.

La cagnotte du gros lot progressif s’élève actuellement à 260 984 $, et il ne reste que dix cartes à piger : ce qui veut dire que l’heureux élu gagnera le gros lot d’ici le 2 janvier 2021.

Lancée en octobre 2019 dans ce village de la Péninsule acadienne au Nouveau-Brunswick, la loterie a dû être arrêtée de mars à septembre 2020 en raison de la pandémie.

Le but principal des organisateurs était d’amasser des fonds pour différents projets du Centre des loisirs de Paquetville et de la communauté.

Distribution des montants

Chaque semaine, un total de 20 % des ventes de billets sont remis au détenteur du billet gagnant. Mardi, un citoyen a donc empoché un total de 41 823 $ dans la Péninsule acadienne.

Un autre 30 % des recettes est ajouté au gros lot progressif, et le 50 % restant revient aux Regroupements des Organismes communautaires de Paquetville.

De ce 50 %, un total de 10 % est versé à l’église Saint-Augustin de Paquetville.

Église de Paquetville

L’église Saint-Augustin de Paquetville.

Photo : Tourisme Nouveau-Brunswick

André Pinet explique que le premier projet financé serait de remplacer les fournaises du centre par un système de thermopompe. Un deuxième projet estimé à plus de 150 000 $ vise aussi à faire asphalter le stationnement.

Plusieurs autres projets seront évalués par le comité de gestion qui effectuera un plan pour la distribution de l’argent. Le regroupement est toutefois surpris de l’ampleur qu’a prise la loterie.

Au départ, c’était pour faire tenir le centre debout, parce que le centre était mis en vente et sujet à la fermeture, mais on ne s’attendait pas à ce que ça monte aussi haut explique André Pinet.

Le plus gros lot remporté à Paquetville lors d’une loterie était jusqu’à maintenant chiffré à 49 000 $.

L’organisateur souligne que cela faisait des années que le centre essayait, sans succès, de trouver des fonds pour refaire les rénovations nécessaires de son établissement.

L’après Chasse à l’as

En 2017, le montant amassé lors de la Chasse à l’as de Lamèque, dans la Péninsule acadienne, s’était élevé à près de 12 millions.

Ce montant énorme avait poussé plusieurs citoyens à se questionner quant à la transparence de la gestion financière du montant.

Trois ans plus tard, c’est au tour d’André Pinet de recevoir plusieurs appels à son bureau : on se fait questionner déjà : qu’est-ce qu’on va faire avec l’argent, dit-il.

Le Centre des loisirs de Paquetville prône toutefois la transparence dans cette aventure. Le but ultime de l’organisme est d’améliorer leurs services, et servir la communauté.

Tous les centres de loisirs, on a toutes des histoires d’horreurs qui nous poursuivent, raconte André Pinet. On essaie de changer cette mentalité-là.

Nos chiffres d’affaires sont disponibles à tous ceux qui veulent les voir.

André Pinet, gérant du centre des loisirs de Paquetville

Les choses ont également changé en trois ans. Depuis le mois de février 2019, la province surveille le déroulement de ce type de loterie.

Liasse de billets de loterie Chasse à l'as attachée par un élastique.

La Chasse à l'as avait aussi déclenché la frénésie à Saint-Simon, au Nouveau-Brunswick, en 2019.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Les demandeurs d’une licence de loterie de bienfaisance du style Chasse à l’as doivent présenter une demande au gouvernement provincial.

Peu de lignes directrices sont établies pour la gestion de la campagne : c’est à la discrétion de l’organisme de bienfaisance de choisir à quoi le montant servira.

Plusieurs procédures strictes rendent toutefois presque impossible la tricherie liée à l’organisation de la loterie.

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