•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une coalition demande des soins de santé accessibles et gratuits pour tous les Manitobains

Marie Paule Ehoussou sourit devant une affiche de l'Université de Saint-Boniface.

Marie Paule Ehoussou est présidente de l’Association étudiante de l’Université de Saint-Boniface et commissaire pour les droits des étudiants internationaux à la Fédération canadienne des étudiants et étudiantes (FCEE).

Photo : Fournie par Marie Paule Ehoussou

Zoé Le Gallic-Massie

La coalition d’organismes Healthcare for All Manitoba a tenu une conférence de presse sur zoom mercredi, pour demander au gouvernement provincial de rendre les soins de santé de base gratuits et accessibles pour les nouveaux arrivants, les travailleurs migrants, les réfugiés et les étudiants étrangers.

La majorité des Manitobains n’ont pas à se poser de questions pour accéder à des soins de santé de base gratuits, explique Marie-Paule Ehoussou, commissaire pour les droits des étudiants étrangers à la Fédération canadienne des étudiants et étudiantes (FCEE), qui est membre de la coalition Healthcare for All Manitoba.

Ce n'est pas le cas des étudiants étrangers, dit-elle. Ces derniers n’ont plus accès à la carte d’assurance maladie du Manitoba depuis 2018. De plus, depuis 2019, des changements dans l'attribution de la carte de santé ont rendu son accès plus difficile pour certains immigrants.

Marie-Paule Ehoussou, qui est également présidente de l’Association étudiante de l’Université de Saint-Boniface, souhaite que le gouvernement provincial revienne sur sa décision.

Les personnes laissées à elles-mêmes doivent se payer des assurances. On doit payer de notre poche pour des soins de santé et ensuite voir si les assurances rembourseront, explique Marie-Paule Ehoussou dans une entrevue à Radio-Canada.

Elle cite quelques exemples. Une visite chez le dermatologue coûtera environ 200 $. Pour les cas de grossesse ou des examens prénataux, ce sera environ 1500 $. Dépendamment des cas, les coûts peuvent s’élever jusqu’à 26 000 $, dit-elle.

Le programme d’assurance pour les étudiants étrangers avait été mis en place par l’ancien gouvernement néo-démocrate en avril 2012, avant d’être aboli par le gouvernement de Brian Pallister six ans plus tard. Le premier ministre avait alors affirmé que cette abolition pourrait permettre d’épargner 3,1 millions de dollars annuellement.

L’argument avancé par le gouvernement, c’est de faire épargner de l’argent à la province, mais les étudiants étrangers rapportent environ 400 millions de dollars par année [...] Nous contribuons à l’économie de la province, rappelle Marie-Paule Ehoussou, qui est devenue présidente de l’Association étudiante de l’Université de Saint-Boniface en octobre.

Elle dit aussi que les coûts ont un impact et des conséquences sur la santé mentale et physique des étudiants.

Beaucoup n’iront pas à l’hôpital [...] pour épargner de l’argent. C’est dangereux.

Marie-Paule Ehoussou

Marie-Paule Ehoussou espère que la province reviendra sur sa décision, surtout dans un contexte de pandémie où les risques de tomber malade sont plus grands.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !