•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

COVID-19 : des travailleurs acadiens en Alberta reviennent au N.-B.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Un camion passe devant un bâtiment industriel.

Le site du projet d'exploitation des sables bitumineux Syncrude

Photo : La Presse canadienne / JASON FRANSON

Des travailleurs du Nouveau-Brunswick en Alberta reviennent pour s'isoler en espérant passer les fêtes avec leur famille.

Toutefois, ces travailleurs de l'extérieur qui reviennent sont soumis à des règles plus strictes. Ils doivent s'isoler pendant les cinq premiers jours dès leur retour. Ils doivent aussi se soumettre à un test de dépistage avant de pouvoir sortir de chez eux. Un autre test doit être fait dix jours après leur retour.

Ils ne sont en mesure de s'isoler à la maison que s'ils ont un espace qui n'est pas partagé avec les autres membres de la famille.

Le gouvernement de l'Alberta vient d'annoncer un train de nouvelles mesures pour contrer l'augmentation fulgurante de cas de COVID-19. Cette province a enregistré 1265 nouveaux cas mercredi et a franchi le seuil des 500 décès.

Fuir la COVID-19

Luc David, de Pigeon-Hill, fait ses valises pour revenir au Nouveau-Brunswick en auto, jeudi soir, en raison de la propagation de la COVID-19 dans la région où il travaille, à Fort McMurray, en Alberta.

Luc David

Luc David, de Pigeon Hill, au Nouveau-Brunswick

Photo : Gracieuseté

Là, il y a des gars qui ont commencé à pogner ça et ça commence à être vraiment dangereux, explique-t-il. Quand je vais arriver, je vais m'isoler, je n'ai pas le choix. Certains doivent s'en aller jeudi. Parmi les partenaires qui travaillent avec moi, il y en a deux qui ont attrapé la COVID-19. La maladie peut se manifester dans 14 jours.

Les cas commencent à être partout autour de nous.

Luc David, résident de Pigeon Hill

À son retour au Nouveau-Brunswick, Luc David va devoir s'isoler de tous, même de ses proches, durant 14 jours.

Ce n'est pas quelque chose qu'on veut donner à notre famille, affirme-t-il.

Il songe à s'installer dans un chalet, ce qui est de loin préférable à son avis à un camp pour travailleurs en Alberta.

Éviter l'isolement au camp

Cyrille Mallet, de Shippagan, travaille également à Fort McMurray. Il songe, lui aussi, à plier bagage.

C'est un stress, admet-il. C'est fatigant de travailler dans des conditions comme ça.

Vue de nuit du site d'extraction de Syncrude à Fort McMurray, en Alberta

Le site d'extraction de Syncrude à Fort McMurray

Photo : Getty Images / Mark Ralston/AFP

Il préfère revenir dans sa province plutôt que de devoir s'isoler dans un camp de travail, ce qu'il a déjà fait dans le passé.

Quatorze jours dans un camp, c'est dur sur le moral. Tu te chavires c'est pas long.

Cyrille Mallet, résident de Shippagan

Dans les circonstances, il se trouve chanceux puisque sa maison dans la Péninsule acadienne est divisée en deux.

« Je vais être bon pour m'isoler avec mon chien d'un bord, pis ma femme de l'autre bord. Puis, à Noël, on sera en forme. »

Avec les informations d'Alix Villeneuve

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !