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Il n’y a finalement pas eu de transmission communautaire à Campbellton

C’est la raison pour laquelle on tarde à confirmer le phénomène dans la région de Moncton.

Le pont dans un paysage d'automne.

Le pont J.-C. Van Horne, qui relie Campbellton à Pointe-à-la-Croix.

Photo : Radio-Canada / Luc-Manuel Soares

La santé publique du Nouveau-Brunswick a déterminé qu’il n’y a, en fin de compte, pas eu de transmission communautaire du coronavirus en octobre dans le Restigouche. C'est ce qu'a révélé la médecin hygiéniste en chef de la province, la Dre Jennifer Russell.

Le 10 octobre dernier, les régions de Campbellton et de Moncton, alors aux prises avec des éclosions du virus, ont régressé en phase orange.

Les enquêteurs de santé publique ont réussi en l’espace de deux semaines à identifier toutes les sources de contagion à Moncton, mais pas à Campbellton. La santé publique a alors conclu qu'il y avait de la transmission communautaire dans cette région.

Conséquence : les restrictions ont été assouplies à Moncton et durcies à Campbellton.

Quand cette région est finalement repassée en jaune le 6 novembre dernier, deux semaines après Moncton, on a expliqué que c’était devenu possible grâce à une réduction du risque de transmission.

Qu’est-ce que la transmission communautaire?

Souvent, une personne contracte la COVID-19 après avoir été en contact avec une personne malade ou qui revient de voyage. Il arrive aussi que la source de contagion soit inconnue. On parle de transmission communautaire quand un cas de COVID-19 ne peut pas être relié à une infection connue ou à un voyage.

On apprend maintenant que l’hypothèse de transmission communautaire a pu être rejetée complètement.

Lors de l’éclosion de la zone 5 [région de Campbellton], il y avait environ cinq chaînes de transmission non reliées à un certain moment. On a fini par toutes les relier, mais ça a juste été très long pour faire les entrevues avec les personnes touchées, a expliqué mardi la Dre Russell, lors du point de presse sur l’évolution de la COVID-19.

Elle précise mercredi que la santé publique a mis plus de quatre semaines pour mener a bien les enquêtes.

Fil des événements des phases au Nouveau-Brunswick

  • 10 octobre - Les régions de Campbellton et de Moncton basculent en phase orange.
  • 23 octobre - Deux semaines plus tard, Moncton repasse en phase jaune.
  • 6 novembre - La région de Campbellton retourne en phase jaune.
  • 20 novembre - Moncton retourne en phase orange pour une deuxième fois.
  • 21 novembre - Saint-Jean passe elle aussi en phase orange, une première pour la région.

Pas de transmission communautaire confirmée au N.-B.

En Nouvelle-Écosse, le médecin hygiéniste en chef Robert Strang a conclu vendredi qu’il y a transmission communautaire alors que sept cas faisant l’objet d’une enquête n’ont pas pu être liés à des voyages.

Plus d'une vingtaine de cas de COVID-19 font l’objet d’une enquête au Nouveau-Brunswick, mais cette province ne s’avance toujours pas à confirmer l’existence de transmission communautaire, contrairement à la Nouvelle-Écosse.

La médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, Jennifer Russell, porte un masque et se désinfecte souvent les mains lors d'un point de presse mardi.

Près de 1000 personnes ont été placées en isolement préventif au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

La Dre Jennifer Russell convient qu’il y a quelques chaînes de transmission différentes à Moncton, sans s'avancer sur le nombre, mais elle ajoute que les recherches sont encore en cours.

Elle explique que ce sont les leçons tirées lors de l’éclosion à Campbellton qui retiennent les autorités à déclarer la transmission communautaire à ce stade-ci.

Nous avons appris lors de l’éclosion dans la zone 5 que ça peut prendre un moment alors nous poursuivons notre recherche.

Jennifer Russell, médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick

Vendredi dernier, la Dre Russell avait dit craindre qu’il y ait de la transmission communautaire dans les établissements de loisirs et de soins de longue durée de Saint-Jean.

Cette hypothèse a elle aussi pu être infirmée, puisque tous les cas connus ont pu être reliés, mis à part les deux derniers cas signalés à Saint-Jean mercredi. Ces deux cas font l'objet d'une enquête.

Les autorités de santé publique entendent poursuivre leurs recherches et leurs entrevues jusqu'à l'épuisement des pistes possibles.

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