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Cinq surdoses mortelles par jour en Colombie-Britannique

Des ambulanciers aident une personne allongée au sol dans une ruelle.

En Colombie-Britannique, 1386 personnes sont mortes d'une surdose depuis janvier 2020.

Photo : Ben Nelms/CBC

Les surdoses de drogues illicites font cinq victimes chaque jour en Colombie-Britannique, annonce le Service des coroners de la province.

Au mois de mai, ce chiffre était de trois.

C’est tragique, le nombre de vies qui sont perdues. Chaque mois apporte son lot de traumatismes pour les familles de consommateurs de drogue, déplore Guy Felicella, conseiller au Centre provincial d'intervention d'urgence en cas de surdose.

162 morts en octobre

Avec 162 surdoses mortelles en octobre, la coroner en chef, Lisa Lapointe, rappelle que, pour un huitième mois consécutif, les morts par surdose dépassent la centaine.

Nous avons un marché de la drogue imprévisible. Alors les prévisions du nombre de morts le sont tout autant. Ce mois-ci, c’est 162, le mois prochain, ça pourrait être 200, explique M. Felicella. C’est vraiment dangereux.

Le nombre total de morts liées à la consommation de drogues illicites est de 1386 depuis le début de l'année.

Les hommes âgés de 30 à 59 ans comptent pour la majorité des victimes.

Décriminalisation réclamée

Le maire de Vancouver, Kennedy Stewart, entend présenter une motion au conseil municipal afin de décriminaliser la possession simple de drogues illicites.

Il joint sa voix à celles du premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, de l'Association canadienne des policiers et de la médecin hygiéniste en chef de la province, Bonnie Henry, qui réclament qu'Ottawa se penche sur la question.

Maintenant plus que jamais, nous devons nous départir de la stigmatisation liée à la consommation de drogues qui empêche les gens de demander de l'aide ou d'en parler à leurs amis et à leur famille, affirme la Dre Henry dans un communiqué.

Le temps d'agir

Guy Felicella, qui a lui-même fait des surdoses, est du même avis. C’est vraiment difficile d’être témoin de la destruction qu'entraîne cette crise à travers la province.

Il invite le public à faire pression auprès des élus. Dites-leur que ce qui est fait présentement ne fonctionne pas du tout. Il faut essayer autre chose.

Il vaut mieux tenter quelque chose de nouveau et d’échouer que de rester à ne rien faire et à continuer de voir des gens mourir, conclut-il.

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