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Vérification des bâtiments de la ville d'Ottawa : « 95 pages d'histoires d'horreur »

Vue de drone de la rue Laurier à Ottawa, avec l’hôtel de ville et le palais de justice.

La rue Laurier d'Ottawa avec vue sur l’hôtel de ville et le palais de justice.

Photo : Gracieuseté : Peter Warren

Radio-Canada

Trois des immeubles de bureaux de la Ville d'Ottawa accueillent un si grand nombre d'employés qu'ils contreviennent aux codes de sécurité et pourraient constituer un danger lors d'un incendie.

C'est l'une des révélations du rapport déposé mardi par le vérificateur général d'Ottawa, Ken Hughes, sur la surveillance par la Ville de ses 1073 bâtiments, selon lequel les pratiques de gestion de la Ville nécessitent une amélioration considérable.

Le vérificateur a examiné la façon dont la Ville gère ses bâtiments, y compris les centres de loisirs et communautaires, les bureaux administratifs, les garages et les usines de filtration de l'eau, les garderies et les arénas.

La vérification a permis d'identifier 37 bâtiments dont le coût des travaux de réfection prévus est de 14 millions de dollars de plus qu’il en coûterait pour remplacer complètement les bâtiments. Il y a 31,5 millions de dollars prévus pour les immeubles dont la durée de vie restante est nulle.

Un homme assis à un bureau qui regarde la caméra alors qu'il s'apprête à présenter un rapport.

Le vérificateur général de la Ville d’Ottawa, Ken Hughes, avait informé les responsables municipaux concernés à la mi-août de ses conclusions et envoyé le rapport à la mi-septembre.

Photo : Radio-Canada / Kate Porter

Près de la moitié de tous les projets - 467 au cours des six dernières années - n'étaient pas planifiés, car il s'agissait de mesures urgentes. Au même moment, 2100 projets d’entretien d'une valeur de 147 millions de dollars qui devait être réalisé cette année ont été reportés.

M. Hughes a également remis en question la capacité de la direction à superviser les projets, citant en exemple le garage de stationnement âgé de quatre ans dans le secteur du Glebe, et qui nécessite toujours de l’entretien d’étanchéité et la réparation de son système électrique.

C'est comme 95 pages d'histoires d'horreur, a déclaré la conseillère Carol Anne Meehan, qui siège au comité de vérification et se dit déçue et consternée par les résultats.

Trop d'employés pour une évacuation efficace

Dans le rapport, on apprend que trois des bâtiments administratifs de la ville sont surpeuplés. L'hôtel de ville, ainsi que les installations au 101, promenade Centrepointe et au 100, promenade Constellation, ont trop d’employés qui y travaillaient avant le début de la pandémie. 

Cela contrevient au Code du bâtiment de l'Ontario.

Le bâtiment Constellation, en particulier, compte 985 personnes de plus qu'il ne le devrait, ce qui pourrait mettre en danger les travailleurs en cas d'urgence.

Le fait de surpeupler un bâtiment met en danger la santé et la sécurité des occupants en cas d'incendie, car cela peut restreindre la capacité de sortir du bâtiment, peut-on lire dans la vérification

M. Hughes a déclaré au comité de vérification qu'il avait du mal à convaincre la direction de répondre à son rapport.

Il avait informé les responsables municipaux concernés à la mi-août de ses conclusions et envoyé le rapport à la mi-septembre. 

À la mi-octobre, des cadres ont demandé à rencontrer l'équipe de M. Hughes au sujet de préoccupations importantes concernant la vérification.

C'était une réunion assez intense, a déclaré M. Hughes. La direction n'a pas pu identifier d'erreurs factuelles, mais elle a indiqué qu'elle n'aimait pas le rapport.

Au début de novembre, la direction a envoyé à M. Hughes des piles de rapports que son personnel a examinés et a constaté que 90 % des informations n'étaient pas pertinentes. Le vérificateur Hughes n'a reçu leurs commentaires que samedi après-midi, raison pour laquelle ils ne sont pas inclus dans son rapport.

Le vérificateur général a formulé 34 recommandations pour améliorer la surveillance, la responsabilisation, les registres et les économies de coûts potentielles. 

La direction était seulement en désaccord avec l'un d'eux pour passer à un système plus centralisé de gestion des actifs. Le personnel a déclaré que les 33 autres recommandations pourraient être mises en œuvre dans le cadre du plan de gestion des actifs que le conseil municipal a approuvé en 2012.

Avec les informations de Joanne Chianello

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