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Actions syndicales à Québec et Montréal : les « mercis » de Legault ne suffisent plus

Banderole avec les mots « On sonne l'alarme pour les services publics ».

Une affiche a été installée sur la colline Parlementaire, à Québec.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Deux actions syndicales ont eu lieu simultanément tôt mercredi matin au pied du pont Jacques-Cartier, à Montréal, et près de l'Assemblée nationale, à Québec.

Une immense banderole avec les écrits « On sonne l'alarme pour les services publics » a été déployée à l'aide d'une grue aux deux endroits.

Infirmières, préposés aux bénéficiaires et environ 500 000 travailleurs syndiqués du secteur public dénoncent leurs conditions de travail. Ils en ont marre des mercis répétés de François Legault durant ses points de presse.

Une camionnette sur laquelle on peut lire : « La négociation, c'est vital ».

Une camionnette sur laquelle on peut lire : « La négociation, c'est vital », près du pont Jacques-Cartier, à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron

Des irritants

C'est que pendant ce temps, son gouvernement ne présente pas d'offres susceptibles de faire avancer les négociations pour de nouveaux contrats de travail, déplorent les leaders syndicaux.

Les syndiqués réclament notamment des offres du gouvernement qui vont à la fois attirer et retenir le personnel. Parmi les principaux irritants, les leaders citent entre autres des conditions d’exercice d’emploi épuisantes qui se dégradent constamment, la pénurie de main-d’œuvre et la non-reconnaissance du travail accompli.

Il n’y a plus de temps à perdre, Québec doit déposer des offres valables afin de mettre derrière nous cette négociation et de se concentrer sur la lutte contre la pandémie.

les leaders syndicaux

Entente avec la FIQ rejetée

Les conventions collectives des travailleurs du secteur public sont échues depuis le 31 mars dernier. Une entente de principe entre le gouvernement et le comité de négociation de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) a été rejetée plus tôt cette semaine. Des délégués syndicaux jugeaient que l'entente était insuffisante dans le contexte actuel marqué par une pandémie.

Les dernières années ont été difficiles, vous le savez. 2010, c'était dans les gros éléments budgétaires, 2015, c'était l'austérité. Aujourd'hui, c'est la pandémie. Mais à un moment donné, il faut que les employés de l'État aient des conditions de travail dignes de ce nom, souligne Nancy Bédard, présente de la FIQ.

Les leaders syndicaux de la CSN, la CSQ (essentiellement des enseignants en éducation) et de six autres grandes centrales syndicales du Québec ont décidé de tenir ces actions communes, parce qu'ils vivent la même stagnation de leur négociation avec le gouvernement.

On veut passer un message clair au gouvernement du Québec que c'est le temps de réinvestir dans les services publics, déplore le président de la CSN, Jacques Létourneau. Et ça passe par la négociation du secteur public, par l'amélioration des conditions de travail, des augmentations salariales. Ça fait plus d'un an que nous sommes en négociations et ça tourne en rond.

Les syndicats craignent une rupture des services offerts, si la tendance se maintient.

Dans les faits, nous sommes déjà en bris de service dans les réseaux avec notamment des interventions chirurgicales et des suivis qui sont reportés ou carrément annulés, indiquent les leaders. [Le gouvernement] doit, sans attendre, bonifier la rémunération et améliorer les conditions de travail, dénoncent-ils.

Avec les informations de Hadi Hassin

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