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La pause des travaux législatifs au N.-B. ne fait pas l’unanimité

Les sièges des députés. La salle est déserte.

Les travaux de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick sont suspendus pour au moins deux semaines à cause d'éclosions de COVID-19 dans les régions de Moncton et de Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Radio-Canada

Deux partis d’opposition au Nouveau-Brunswick critiquent la suspension des travaux de l’Assemblée législative.

Les députés progressistes-conservateurs et libéraux ont voté pour suspendre les travaux pendant au moins deux semaines. Cette décision a été prise pour permettre aux députés qui vivent dans les régions de Moncton et Saint-Jean, qui sont en phase orange du plan , de ne pas avoir à se déplacer.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Selon le premier ministre Blaine Higgs, reporter les travaux de deux semaines et prolonger ensuite la session de deux semaines pour rattraper le temps perdu n'est pas un problème.

Le leader parlementaire du Parti libéral, Guy Arseneault, exprime un avis similaire.

Il n'y a pas d'urgence ici à la législature. Il n’y a pas de choses qui devraient se passer [d’ici] une telle date. Si on ne le fait pas cette semaine, on va le faire la semaine prochaine. Si on ne le fait pas avant décembre, on va le faire en retournant en janvier et février, explique Guy Arseneault.

Par contre, les verts et les alliancistes ne l'entendent pas de la même oreille.

Pourquoi un député serait traité différemment d'un autre travailleur?

Kevin Arseneau, député vert de Kent-Nord

Selon le député vert Kevin Arseneau, les députés pourraient tout à fait continuer à siéger en respectant les consignes de l’éloignement physique et du port du masque. Il souligne que les déplacements des travailleurs entre une zone en phase orange et une en phase jaune sont permis.

Kevin Arseneau.

Kevin Arseneau, député vert de Kent-Nord, estime que l'Assemblée législative peut très bien poursuivre ses travaux malgré tout (archives).

Photo : Radio-Canada

Le député Arseneau rappelle que l'Assemblée savait depuis le mois d'avril qu'elle devait s'adapter à la situation de pandémie.

On a demandé aux enseignants de s'adapter. On a demandé aux entreprises de s'adapter. On a demandé à plusieurs secteurs de s'adapter. On a demandé aux travailleurs essentiels qui ne gagnent rien de plus que le salaire minimum de continuer d'aller travailler. On a demandé à une grosse partie de la population du Nouveau-Brunswick de rester au travail pour des raisons économiques. Et nous, on ne peut même pas rester au travail pour des raisons démocratiques, déplore Kevin Arseneau.

Kris Austin.

Le chef de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, désapprouve la suspension des travaux législatifs (archives).

Photo : CBC/Jordan Gill

Demander à tous d'aller travailler et suspendre les travaux des députés envoie un mauvais message à la population, selon le chef de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin.

Le premier ministre ajoute qu'il souhaite qu’un système de communication qui permet une participation virtuelle des députés soit rapidement installé, mais cela ne semble pas possible d'ici la fin de l'année.

D’après un reportage de Michel Corriveau

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