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Recyclage de masques : des municipalités de l’Estrie disent faire confiance à TerraCycle

Une boîte qui sert à recueillir des masques à usage unique, à Cowansville

Une boîte de TerraCycle pour les masques à usage unique, à Cowansville

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que des experts remettent en doute l’efficacité du procédé utilisé par TerraCycle pour recycler à 100% des masques de procédure, trois municipalités de la région, Cowansville, Magog et Valcourt, défendent leur décision de faire appel à la compagnie tout en sachant que certains aspects demeurent obscurs. 

On avait une problématique. On [voyait] des masques traîner sur le sol. Moi, ça me préoccupait. En utilisant le service de TerraCycle, on s’assurait que les masques étaient bien dans une boîte, qu’ils étaient acheminés, sans aucune manipulation humaine, explique d’emblée Sylvie Beauregard, mairesse de Cowansville.

[En cas] de contamination, on limitait les dégâts. C’est l’option qu’on avait choisie. On n’avait pas trouvé autre chose pour recycler les masques, ajoute-t-elle lors d’une entrevue avec Radio-Canada Estrie.

La municipalité de Cowansville a été la première à faire appel aux services de TerraCycle, entreprise basée au New Jersey, pour recycler des masques de procédure. Onze boîtes de masques souillés ont déjà été envoyées aux États-Unis en vue d’être recyclés à 100%, comme l’assure la compagnie.

La mairesse de Cowansville dit s’être fiée à la parole de cette compagnie qui est la seule à offrir ce genre de services au Québec. De ce qu’ils nous ont dit, c’est que le tout était séparé à la main, que les cordes et le métal étaient enlevés et que le masque comme tel était fondu pour des palettes de transport, précise-t-elle.

Nous, on achète les boîtes, on les remplit et on les retourne. Il n’y a pas de contrats de signés pour [avoir] tant de boîtes par année. S’il y avait quelqu’un d’autre qui arrivait avec une solution plus avantageuse, ça sûr qu’on va analyser l’option.

Sylvie Beauregard, mairesse de Cowansville

Magog réfléchit à d'autres options

Du côté de Magog, on indique que les demandes étaient tellement nombreuses que la Ville a choisi les services de TerraCycle. Une option qui était immédiatement disponible.

On voulait vraiment trouver une solution pour [trouver] quoi faire avec ces masques-là, pour qu’ils ne se retrouvent pas dans l’environnement. On sait que pour les utilisations uniques, ça se retrouve rapidement dans la nature. Et ce n’est pas ce qu’on voulait, lance Josiane K. Pouliot, coordonnatrice à la division de l’environnement à la ville de Magog.

Toutefois, la Ville fait savoir qu’elle est actuellement en discussion avec d'autres entreprises offrant le même service.

Valcourt consciente des doutes dans les procédés de TerraCycle

À Valcourt, on dit également être conscients qu’il peut y avoir des doutes dans les procédés de TerraCycle, car, selon la Municipalité, tout ce qui est nouveau occasionne des questionnements.

Nous croyons pour notre part qu’il vaut mieux faire confiance et tenter de recycler les masques plutôt que de continuer à les jeter. Nous ne voyons pas l’intérêt que pourrait avoir une compagnie à ramasser nos masques usagés pour les jeter, fait savoir Jacinthe Charron, porte-parole de la Ville de Valcourt, dans un message écrit.

C’est dommage de voir que certaines personnes tentent de les discréditer, puisque ça peut décourager plusieurs individus à rapporter leurs masques dans des boîtes de recyclage.

Jacinthe Charron, porte-parole de la Ville de Valcourt

Pour le moment, Valcourt a acheté une petite boîte pour des masques usagés. Une boîte qui sera remplacée lorsqu’elle sera pleine, assure la Ville. Nous n’avons pas assez de preuves de la mauvaise foi de TerraCycle pour choisir de ne pas poursuivre l’initiative environnementale, indique Jacinthe Charron.

De son côté, le directeur général du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets, Karel Ménard, croit que les municipalités et les écoles devraient mieux se renseigner avant d’opter pour des solutions de recyclage comme celles que propose TerraCycle.

Il estime que les organisations publiques devraient exiger des preuves de traçabilité avant d’investir dans un procédé de recyclage des masques.

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